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Politique - Diplomatie

Le Caire soutient « tout ce que fait » le gouvernement Salam pour la sécurité du Liban

Le retrait israélien du Liban-Sud est le « prélude » au lancement de la reconstruction, affirme Madbouly.

Le Caire soutient « tout ce que fait » le gouvernement Salam pour la sécurité du Liban

Les Premiers ministres libanais et égyptien, Nawaf Salam et Moustapha Madbouly, au Caire, le 2 novembre 2025. Photo X / @grandserail

Le Premier ministre égyptien Moustapha Madbouly a affirmé dimanche que le président Abdel Fattah al-Sissi a donné des instructions pour « soutenir pleinement le Liban », y compris la reconstruction dans le Sud dévasté par les frappes israéliennes, et qu'il soutenait « tout ce que fait » le gouvernement de Nawaf Salam pour assurer la sécurité dans le pays.

M. Madbouly a apporté cette marque de soutien à Beyrouth dans une conférence de presse avec M. Salam, après une réunion au Caire du Haut comité libano-égyptien. Au cours de cette prise de parole, il a affirmé que l’Égypte soutenait toutes les démarches entreprises par le gouvernement libanais pour préserver la sécurité et la stabilité du Liban. Il a aussi condamné les attaques israéliennes « répétées » contre le Sud et appelé l’armée israélienne à se retirer des positions qu'elle occupe encore en territoire libanais, « prélude au lancement de la reconstruction. »

Signature d'accords et de programmes de coopération

En dépit du cessez-le-feu mis en place au Liban, l’armée israélienne poursuit ses frappes dans le sud du pays et occupe au moins six positions dans le Sud. Israël affirme cibler des combattants et des infrastructures du Hezbollah et maintient la pression – avec les États-Unis – en vue d'un désarmement du parti chiite et des négociations avec le Liban. Le Hezbollah, lui, refuse de désarmer sous le feu israélien. C'est dans ce contexte que le chef des services de renseignements égyptiens, qui a eu un rôle important dans les pourparlers pour la trêve à Gaza, s’est rendu la semaine dernière à Beyrouth où il a notamment eu des entretiens avec le président Joseph Aoun.

La réunion du Comité supérieur libano-égyptien a eu lieu en présence de plusieurs ministres libanais et a permis la signature de « quinze accords et programmes » entre les deux pays dans différents domaines, notamment l’économie et le commerce, les transports, l’enseignement supérieur, l’agriculture, l’énergie, les finances, la gestion publique, l’environnement, le développement administratif, la coopération industrielle, la protection du consommateur et la coordination entre les organes de contrôle des deux pays, a indiqué Nawaf Salam pendant la conférence de presse. Il a rappelé que c'était la première réunion organisée de ce comité depuis 2019.

Une « renaissance arabe commune »

Il a souhaité dans ce cadre un engagement du Caire et de Beyrouth à un « travail arabe concret, non simplement rhétorique ». « Le Liban apprécie hautement le rôle de premier plan que joue l’Égypte, sous la direction du président Abdel Fattah al-Sissi, dans le soutien à la stabilité régionale, la défense des causes arabes — en tête desquelles la cause palestinienne —, ainsi que dans la promotion de solutions pacifiques aux conflits ». De Beyrouth au Caire, de Boutros Boustany à Taha Hussein, des Rahbani à Oum Koulsoum et de l'Université américaine de Beyrouth à al-Azhar s'étendent les fils d'une renaissance arabe commune », a lancé M. Salam.

De son côté, M. Madbouly a insisté sur l'importance de « mettre en application » ces ententes et annoncé que l’Égypte encouragera ses entreprises à participer à la prochaine conférence sur l’investissement prévue à Beyrouth et annoncé qu'il viendra lui-même le mois prochain, avec plusieurs ministres.

Plus tôt dans la journée, Nawaf Salam avait également rencontré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, pour examiner les relations bilatérales et les développements régionaux, notamment après l’accord sur Gaza et le sommet de Charm el-Cheikh. Au cours de cet entretien, M. Salam a estimé que les circonstances actuelles constituaient « une opportunité de lancer une nouvelle phase de coopération arabe et internationale pour soutenir la stabilité au Liban » et salué « le rôle central de l’Égypte dans la consolidation de l’accord de Gaza et le parrainage des efforts régionaux pour la stabilité ».

Badr Abdelatty a de son côté réaffirmé le soutien de l’Égypte « à la souveraineté du Liban et à son unité nationale, à l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, et à la cessation des agressions israéliennes répétées », insistant sur la mise en œuvre pleine et entière, et non sélective, de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Nawaf Salam a en outre prononcé un discours au siège de la Ligue arabe, après un entretien avec le secrétaire général de l'organisation, Ahmad Abou el-Ghait. Il a exprimé dans ce discours l'espoir d'un « repositionnement » de la Ligue, qui ne peut plus être « un simple symbole, mais un outil stratégique au service des intérêts collectifs arabes. » « Notre région traverse une période charnière. Nous avons assisté ces deux dernières années à une escalade dramatique en Palestine, à des tensions sécuritaires dans le Golfe et en mer Rouge, à des cycles de violence et de crises politiques, économiques, environnementales et sociales — sans oublier la guerre au Liban. Ces défis révèlent la nécessité de redéfinir le concept de sécurité arabe sur des bases modernes : une sécurité globale, qui inclut les dimensions économique, éducative, technologique et sociale, et pas seulement militaire », a-t-il plaidé.

Concernant le Liban, il a affirmé que le pays « ouvre une nouvelle page de son histoire, fondée sur une politique de réforme et de souveraineté : réformer les institutions, l’administration et l’économie, tout en affirmant la pleine autorité de l’État sur son territoire et ses décisions », qu'il s'engage pleinement à appliquer l’accord de Taëf et la résolution 1701 du Conseil de sécurité », tout en appelant les pays arabes à faire « pression sur la communauté internationale pour contraindre Israël à un retrait total de nos terres, à cesser ses agressions et à libérer nos prisonniers. »

Le Premier ministre égyptien Moustapha Madbouly a affirmé dimanche que le président Abdel Fattah al-Sissi a donné des instructions pour « soutenir pleinement le Liban », y compris la reconstruction dans le Sud dévasté par les frappes israéliennes, et qu'il soutenait « tout ce que fait » le gouvernement de Nawaf Salam pour assurer la sécurité dans le pays.M. Madbouly a apporté cette marque de soutien à Beyrouth dans une conférence de presse avec M. Salam, après une réunion au Caire du Haut comité libano-égyptien. Au cours de cette prise de parole, il a affirmé que l’Égypte soutenait toutes les démarches entreprises par le gouvernement libanais pour préserver la sécurité et la stabilité du Liban. Il a aussi condamné les attaques israéliennes « répétées » contre le Sud et appelé l’armée...
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Alors on peut dormir tranquillement.

Sissi zayyat

19 h 34, le 02 novembre 2025

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  • Alors on peut dormir tranquillement.

    Sissi zayyat

    19 h 34, le 02 novembre 2025

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