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Fadlallah : L’ordre donné par Aoun à l’armée de riposter à Israël est une « position nationale responsable »


Fadlallah : L’ordre donné par Aoun à l’armée de riposter à Israël est une « position nationale responsable »

Le religieux chiite Ali Fadlallah. ANI

L'uléma chiite Ali Fadlallah a salué vendredi la décision du président Joseph Aoun d’appeler le commandement de l’armée à «riposter» aux incursions israéliennes, qualifiant cette initiative de « position nationale responsable ».

L’annonce du chef de l’État intervenait après une attaque israélienne contre le village de Blida, dans le caza de Marjeyoun, peu après minuit jeudi. Des troupes israéliennes avaient alors assiégé pendant trois heures un bâtiment municipal, tuant un employé qui dormait à l’intérieur. La position du président Aoun a également été saluée par les députés du Hezbollah et par le président du Parlement, Nabih Berry.

Cette décision « rétablit le rôle de l’armée dans la protection du peuple libanais et la défense de la patrie », a déclaré le cheikh Fadlallah lors de son sermon du vendredi à la mosquée Imamain al-Hassanayn, à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth. « Nous avons toujours affirmé que l’armée est capable d’assumer ce rôle si elle dispose des ressources, des capacités et de la couverture politique nécessaires », a-t-il ajouté.

Le religieux a par ailleurs exhorté le gouvernement libanais à ne pas aborder d’éventuelles négociations avec Israël « en position de faiblesse », mais à « rester ferme et à faire pression sur l’ennemi pour qu’il respecte ses engagements ».

Les États-Unis envisageraient l'élaboration d'un nouveau « plan de travail » pour le Liban, qui inclurait l'encouragement à des négociations directes avec Israël afin de régler la question de la délimitation des frontières et de mettre fin à l'occupation du sud du pays par les troupes israéliennes.

Début octobre, Joseph Aoun avait estimé que « les négociations avec Israël sont nécessaires dans le cadre de la résolution de la crise régionale ». Une position critiquée par des personnalités proches du Hezbollah, qui y voient une tentative de « soumission politique » déguisée sous le couvert de la paix.

« Il est désormais clair que les négociations auxquelles le gouvernement est invité à participer ne visent pas à mettre fin à l’état de guerre (...), mais à consolider et légitimer la réalité actuelle », a encore déclaré le cheikh Fadlallah. Selon lui, Israël chercherait à « imposer une zone tampon » au Liban-Sud, dont « les conditions pourraient s’étendre à d’autres objectifs politiques et sécuritaires ».

Le religieux chiite a enfin appelé l’État libanais à « ne pas se présenter en position de faiblesse, comme s’il n’avait d’autre choix que de céder », exhortant au contraire les autorités à « faire pression sur Israël pour qu’il respecte l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024, mette fin à ses attaques quasi quotidiennes, retire ses troupes du territoire libanais et libère les prisonniers libanais ».

L'uléma chiite Ali Fadlallah a salué vendredi la décision du président Joseph Aoun d’appeler le commandement de l’armée à «riposter» aux incursions israéliennes, qualifiant cette initiative de « position nationale responsable ».L’annonce du chef de l’État intervenait après une attaque israélienne contre le village de Blida, dans le caza de Marjeyoun, peu après minuit jeudi. Des troupes israéliennes avaient alors assiégé pendant trois heures un bâtiment municipal, tuant un employé qui dormait à l’intérieur. La position du président Aoun a également été saluée par les députés du Hezbollah et par le président du Parlement, Nabih Berry.Cette décision « rétablit le rôle de l’armée dans la protection du peuple libanais et la défense de la patrie », a déclaré le cheikh Fadlallah lors de son...