L'entrée de de la ville de Daraya, en périphérie de Damas, le 29 octobre 2025. Photo Louai Bechara/AFP
Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, se rend jeudi en Syrie, pour sa première visite depuis son entrée en fonction en mai, alors que l'Allemagne a accueilli une vaste diaspora syrienne ayant fui la guerre civile.
« Avec la chute de la dictature d'Assad, le peuple syrien est entré dans une nouvelle ère. Nous voulons désormais l'aider à prendre en main l'avenir du pays », a dit avant son départ Johann Wadephul, qui doit rencontrer le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, et son ministre des Affaires étrangères, Assaad Chaïbani.
Sa prédécesseure, l'écologiste Annalena Baerbock, s'était rendue deux fois en Syrie depuis la chute en décembre du président syrien, Bachar el-Assad. Les écologistes ont perdu les élections législatives allemandes de février et ne font plus partie de la coalition au pouvoir à Berlin.
En mars, Mme Baerbock avait eu des entretiens avec le président syrien par intérim et son ministre des Affaires étrangères, et avait récupéré en personne les clefs de l'ambassade allemande, fermée en 2012 dans le sillage de la guerre civile.
En janvier, elle s'y était rendue avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, une visite sous mandat de l'Union européenne.
L'Allemagne a accueilli des centaines de milliers de réfugiés syriens et afghans, fuyant la guerre civile dans leurs pays, en particulier durant la crise migratoire de 2015, et foule d'entre eux vivent et travaillent aujourd'hui encore dans le pays.
L'afflux de ces migrants et des attaques aux motifs jihadistes ont contribué cependant à un essor de l'extrême droite, et l'actuel chancelier conservateur allemand, Friedrich Merz, a opéré un tour de vis, durcissant la politique migratoire du pays.
« Durant la sanglante guerre civile, plus d'un million de Syriens ont trouvé refuge en Allemagne (...). Certains envisagent également de retourner en Syrie pour reconstruire leur pays. Je souhaite également approfondir cette relation particulière entre nos pays avec nos partenaires en Syrie », a dit M. Wadephul.


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