L'envoyé spécial américain pour l'Ukraine, Keith Kellogg, s'exprime sur scène lors de la deuxième et dernière journée du Forum de sécurité de Varsovie (WSF) à Varsovie, le 30 septembre 2025. Photo Wojtek RADWANSKI / AFP
Le retrait d'une brigade américaine de Roumanie ne signifie pas « un retrait » du continent européen, a affirmé mercredi l'armée américaine.
« Ce n'est pas un retrait américain d'Europe ni un signe d'un engagement réduit envers l'Otan et l'article 5« de son traité, qui prévoit que chacun des 32 pays de l'Alliance vienne en aide à un pays membre en cas d'attaque, souligne l'armée américaine dans un communiqué de son état-major en Europe. « Au contraire, c'est un signe positif d'une capacité et d'une responsabilité accrues en l'Europe », avancent les Etats-Unis.
L'armée précise que la 2e Brigade de Combat d'Infanterie de la 101e Division Aéroportée, basée en Roumanie, va regagner son quartier général dans le Kentucky et ne sera pas remplacée. Elle n'indique pas combien de soldats cela concerne, mais une brigade en comprend entre 3.000 et 5.000. Bucarest a assuré de son côté qu'un millier de soldats resteraient stationnés à l'issue de ce redéploiement.
« Cet ajustement dans la présence des forces (américaines) ne changera pas l'environnement de sécurité en Europe », a encore insisté l'armée américaine. « Les États-Unis restent engagés envers la Roumanie » et « notre présence forte et notre engagement durable en Europe demeurent inébranlables », a assuré de son côté l'ambassadeur américain auprès de l'Otan Matt Whitaker.


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