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Berry : Le torpillage de la séance législative est une « victoire illusoire »


Berry : Le torpillage de la séance législative est une « victoire illusoire »

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo ANI

Le président du Parlement, Nabih Berry, s'est dit « étonné » mercredi, dans des déclarations au quotidien al-Joumhouria, du fait que « certains se réjouissent de l'interruption de la session législative (mardi) et s'en vantent comme s'il s'agissait d'un exploit, alors que c'est tout le contraire ». Cette séance législative à été torpillée, tout comme celle qui l'a précédée, sur fond de dissensions concernant la loi électorale de 2017. Le quorum nécessaire n'a pas été atteint mardi, après un boycott mené par les Forces libanaises (FL) et les opposants au Hezbollah, qui appellent le Parlement à amender la loi électorale, pour permettre aux expatriés de voter pour les 128 députés de la métropole, au lieu de limiter leur choix à six sièges comme le veut l’article 112 du texte. M. Berry refuse d’inclure à l’ordre du jour une proposition de loi revêtue du caractère de double urgence visant à amender la loi électorale.

Interrogé sur la possibilité d'une nouvelle guerre israélienne au Liban, Nabih Berry a par ailleurs déclaré : « Il n'y aura pas de guerre, le climat est positif et je suis rassuré à ce stade ».

L'Etat et le peuple, « grands perdants »

Les FL et leurs alliés ont fait l'objet de vives critiques de la part du tandem chiite cette semaine, d'autant que le Parlement doit ratifier un prêt de 250 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, affiliée à la Banque mondiale) pour la reconstruction des infrastructures détruites par la guerre au Liban-Sud. Le tandem chiite a fait du dossier de la reconstruction son cheval de bataille ces derniers mois.

« C'est une victoire illusoire et sans fondement, car les lois qui figuraient à l'ordre du jour de la session ne sont pas les miennes, mais sont dans l'intérêt général, et s'ils ne veulent pas les adopter, qu'ils s'en aillent... », a déclaré le président du Parlement à al-Joumhouria. M. Berry a par ailleurs précisé qu'il n'a fait « aucun effort particulier pour mobiliser les députés et assurer le quorum ». « J'ai laissé à chaque député la liberté d'être présent ou absent, selon ce qu'il jugeait approprié. Le grand perdant dans cette affaire n'est pas le président du Parlement ni le tandem chiite et ses alliés, mais l'État et le peuple, qui sont les plus touchés par l'empêchement de l'adoption des lois qui devaient être discutées lors de la session législative », a-t-il poursuivi.

Le chef du Législatif a par ailleurs dénoncé, avec l'annulation de la séance, « un préjudice général, non seulement au niveau interne, mais aussi au niveau des efforts déployés pour redorer l'image du Liban aux yeux de l'étranger, qui examine attentivement le pouvoir, surveille son comportement et sa capacité à mettre en place l'ordre institutionnel et les réformes nécessaires par le biais des législations requises ». M. Berry estime que ses adversaires « ont utilisé l'arme de la paralysie et du boycott, bien qu'ils en connaissent les effets négatifs (...) ».

Un Conseil des ministres consacré principalement à la question brûlante du vote des expatriés lors du scrutin législatif de mai 2026 a eu lieu mercredi au palais présidentiel de Baabda sous la présidence du chef de l’Etat, Joseph Aoun.

Dénonçant une « politique de défi qui ne fait que renforcer Nabih Berry dans ses positions » concernant son refus d'amender la loi électorale, al-Joumhouria indique ce dernier est « convaincu que les conditions qui prévalent dans un certain nombre de pays d'exil ne permettent pas l'égalité des chances, tant entre les électeurs qu'entre les candidats ».

Le président du Parlement, Nabih Berry, s'est dit « étonné » mercredi, dans des déclarations au quotidien al-Joumhouria, du fait que « certains se réjouissent de l'interruption de la session législative (mardi) et s'en vantent comme s'il s'agissait d'un exploit, alors que c'est tout le contraire ». Cette séance législative à été torpillée, tout comme celle qui l'a précédée, sur fond de dissensions concernant la loi électorale de 2017. Le quorum nécessaire n'a pas été atteint mardi, après un boycott mené par les Forces libanaises (FL) et les opposants au Hezbollah, qui appellent le Parlement à amender la loi électorale, pour permettre aux expatriés de voter pour les 128 députés de la métropole, au lieu de limiter leur choix à six sièges comme le veut l’article 112 du...