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Dernières Infos - Nations Unies

Une experte dénonce les « tortures » de détenus palestiniens en Israël


Des Palestiniens pleurent les corps de leurs proches tués lors d'une frappe israélienne au sud de la ville de Gaza, le 11 mars 2025, à l'hôpital arabe Al-Ahli, également connu sous le nom d'hôpital baptiste, dans la ville de Gaza. Photo AFP/OMAR AL-QATTAA

Une rapporteure de l'ONU a dénoncé mardi les « tortures » de détenus palestiniens et des « décès potentiellement illégaux » dans les prisons en Israël depuis octobre 2023.

« Les mesures d’urgence mises en place après le 7 octobre 2023 ont exposé les détenus palestiniens à la torture, à des décès potentiellement illégaux, à la détention au secret et à des conditions dégradantes », a assuré dans un communiqué Alice Jill Edwards, rapporteure spéciale des Nations unies sur la torture et les autres traitements ou punitions cruels, inhumains ou dégradants. « Le nombre et la cruauté des allégations recueillies témoignent d’un mépris flagrant, de la part d’Israël, de son devoir de traiter tous les détenus avec humanité », a alerté Mme Edwards. Elle dit avoir recueilli des informations sur 52 cas de différentes formes de tortures ou d’autres mauvais traitements, ainsi que 33 cas de tortures sexuelles et autres violences à caractère sexuel.

Parmi les cas rapportés figurent « des passages à tabac violents, des positions de stress, des moyens de contention excessifs, des électrocutions, la privation de sommeil, la malnutrition et la famine, une détention prolongée au secret », ainsi que des conditions de détention jugées « inhumaines et dégradantes ». « Les informations faisant état d’au moins 94 morts en détention depuis octobre 2023, qui n’ont pas fait l’objet d’enquêtes, ont suscité une vive inquiétude », a déclaré Mme Edwards.

Les autopsies pratiquées dans plusieurs de ces cas ont révélé de multiples fractures des côtes, des hémorragies cutanées et des organes internes, ainsi que des lacérations des organes intra-abdominaux. « Derrière chaque allégation se cache un être humain qui était totalement à la merci de ceux qui exerçaient un pouvoir sur lui », a souligné Mme Edwards, réclamant « une enquête approfondie, indépendante et transparente, ainsi que la mise en cause » des responsables.

Dans une communication adressée aux autorités israéliennes, elle a relevé que sur les 1.680 plaintes déposées contre les services de renseignement israéliens, aucune n’avait abouti à une mise en accusation. Mme Edwards a exhorté Israël à réexaminer et à réviser ses lois, ses politiques et ses pratiques en matière de détention. Selon le bureau des procédures spéciales, plus de 9.000 Palestiniens sont détenus en Israël, dont 2.200 en tant que condamnés. Par ailleurs, la rapporteure spéciale a précisé qu'elle avait entamé « un nouvel examen des allégations de tortures et d’autres exactions commises par le Hamas, le Jihad islamique et d’autres groupes armés à Gaza, ainsi que par l'Autorité palestinienne en Cisjordanie ».

Une rapporteure de l'ONU a dénoncé mardi les « tortures » de détenus palestiniens et des « décès potentiellement illégaux » dans les prisons en Israël depuis octobre 2023.« Les mesures d’urgence mises en place après le 7 octobre 2023 ont exposé les détenus palestiniens à la torture, à des décès potentiellement illégaux, à la détention au secret et à des conditions dégradantes », a assuré dans un communiqué Alice Jill Edwards, rapporteure spéciale des Nations unies sur la torture et les autres traitements ou punitions cruels, inhumains ou dégradants. « Le nombre et la cruauté des allégations recueillies témoignent d’un mépris flagrant, de la part d’Israël, de son devoir de traiter tous les détenus avec humanité », a alerté Mme Edwards. Elle dit avoir recueilli des informations sur 52 cas de...