Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, réunis à Baabda, peu de temps avant le début du Conseil des ministres. Photo tirée du compte sur X de la présidence libanaise
Un Conseil des ministres consacré principalement à la question brûlante du vote des expatriés lors du scrutin législatif de mai 2026 a débuté mercredi à 11h30 au palais présidentiel de Baabda sous la présidence du chef de l’Etat, Joseph Aoun. Une réunion qui pourrait s'avérer à haute tension, au lendemain d'un revers infligé au président de la Chambre, Nabih Berry, qui a dû une nouvelle fois reporter une séance législative faute de quorum, après le boycott de la réunion par une majorité des députés du camp anti-Hezbollah, pour protester contre le refus du chef du Législatif de mettre l'amendement de la loi électorale à l'ordre du jour
Un projet d'amendement est en revanche bien en tête de l'agenda du Conseil des ministres, constitué de 14 points : celui présenté il y a deux semaines par le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi (FL) visant à abolir l'article 112 de la loi électorale, qui prévoit l'ajout de six députés « de l'étranger » représentant la diaspora. Il s'agit de la toute première intervention de l’exécutif pour tenter de mettre fin au bras de fer politique autour de cette question. Selon les informations de L’Orient-Le Jour, le cabinet devrait élaborer un nouveau projet de loi pour l’envoyer à la Chambre en combinant le projet de M. Raggi et celui du ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar (demandant la suspension de l’article 84 portant sur l’usage de la carte magnétique pour voter à distance) », avait confié un proche du Sérail.
D'après les informations de la chaîne locale MTV, le dossier chaud du vote des expatriés devrait être étudié après l'examen du reste de l'ordre du jour, en fin de réunion.
Le Conseil des ministres a été précédé d’une réunion à huis clos entre le président Aoun et le Premier ministre, Nawaf Salam, consacrée à l’examen de la situation et des développements politiques et économiques, rapporte le compte de la présidence sur X.
Une partie des députés, dont le mouvement Amal du président du Parlement, Nabih Berry, souhaitent conserver la loi électorale de 2017 en l'état, qui prévoit l’ajout de six parlementaires « des Libanais de l’étranger », tandis que d’autres, dont les Forces libanaises, militent pour un amendement permettant aux émigrés de voter pour l’ensemble des 128 sièges actuels, en fonction de leur lieu d’origine.
La séance comprend également parmi d’autres points, une demande d'approbation du mécanisme de versement des aides pour les dommages causés aux unités résidentielles et non résidentielles à la suite de l'agression israélienne depuis le 8 octobre 2023.


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