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Société - Reportage

Partir ou rester ? L’éducation des enfants au cœur du dilemme des réfugiés syriens au Liban

Cette année, beaucoup n’ont pas pu s’inscrire à l’école publique en raison d’un durcissement des règles de la Sûreté générale quant au titre de séjour.

Partir ou rester ? L’éducation des enfants au cœur du dilemme des réfugiés syriens au Liban

Maïs Hrfoch, 12 ans, vit dans le camp de réfugiés syriens à Koucha, dans le Akkar, au Liban-Nord. Renee Davis/L’Orient-Le Jour

« Je veux devenir enseignante », déclare fermement Maïs, 12 ans, dans sa tente du camp de réfugiés syriens de Koucha, dans le Akkar, au Liban-Nord. « Quelle matière ? » lui demande sa mère. « L’arabe ! » Si son ambition illumine son visage et celui de ses parents, Maïs ne sait toutefois pas si elle terminera sa scolarité, ou même si elle restera au Liban. Depuis la chute du régime Assad en décembre 2024, les autorités libanaises renouvellent leurs appels au rapatriement. Mais pour beaucoup de Syriens dont les enfants n’ont connu que le Liban, ce retour paraît impossible. À Homs, « 80 % des maisons sont détruites », dont la sienne, assure Fars Hrfoch, père de Maïs. Sa famille reste parmi les rares dans ce camp autrefois bondé. Pour sa scolarité, Maïs fréquente le centre Relief & Reconciliation. « Elle y apprend bien plus qu’à l’école...
« Je veux devenir enseignante », déclare fermement Maïs, 12 ans, dans sa tente du camp de réfugiés syriens de Koucha, dans le Akkar, au Liban-Nord. « Quelle matière ? » lui demande sa mère. « L’arabe ! » Si son ambition illumine son visage et celui de ses parents, Maïs ne sait toutefois pas si elle terminera sa scolarité, ou même si elle restera au Liban. Depuis la chute du régime Assad en décembre 2024, les autorités libanaises renouvellent leurs appels au rapatriement. Mais pour beaucoup de Syriens dont les enfants n’ont connu que le Liban, ce retour paraît impossible. À Homs, « 80 % des maisons sont détruites », dont la sienne, assure Fars Hrfoch, père de Maïs. Sa famille reste parmi les rares dans ce camp autrefois bondé. Pour sa scolarité, Maïs fréquente le centre Relief & Reconciliation. « Elle...
commentaires (4)

Ce papier est bien documenté sur le drame des réfugiés syriens, et bien écrit. Mais il fait totalement l’impasse sur le drame des Libanais. Avec une prime au retour de 6500 dollars, les réfugiés peuvent repartir chez eux vivre dans les mêmes conditions qu’au Liban : sous les tentes… sachant que les milliards déversés sur la Syrie par les pays du Golfe devraient servir à les reloger et les éduquer correctement au lieu de financer des projets pharaoniques.

Marionet

20 h 36, le 30 octobre 2025

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Commentaires (4)

  • Ce papier est bien documenté sur le drame des réfugiés syriens, et bien écrit. Mais il fait totalement l’impasse sur le drame des Libanais. Avec une prime au retour de 6500 dollars, les réfugiés peuvent repartir chez eux vivre dans les mêmes conditions qu’au Liban : sous les tentes… sachant que les milliards déversés sur la Syrie par les pays du Golfe devraient servir à les reloger et les éduquer correctement au lieu de financer des projets pharaoniques.

    Marionet

    20 h 36, le 30 octobre 2025

  • Sur quel visa M. Bokern séjourne t-il au Liban ? Ne doit-il pas aussi rentrer chez lui? Ah, il fait son beurre sur le dos des réfugiés. Bon business

    Mago1

    18 h 31, le 30 octobre 2025

  • Ils doivent partir afin que les libanais puissent revenir vivre sereinement dans leur pays.

    Wow

    11 h 49, le 30 octobre 2025

  • Et les libanais alors? Lorsqu’on pense que beaucoup de familles libanaises vivent avec moins de 100 dollars par mois et doivent leur survie à leurs enfants partis en exil à la demande de leur président après les avoir dépouillés de leurs économies, on se demande qui devrait être prioritaire dans son propre pays. On fait comme si les libanais étaient responsables des malheurs du monde. Non, nous sommes les premières victimes de tous ces corrompus qui pullulent dans la région et viennent nous accabler avec la misère du monde alors que la notre de misère n’est jamais évoquée mais approfondie.

    Sissi zayyat

    10 h 33, le 30 octobre 2025

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