Le Parlement libanais réuni place de l'Étoile, le 29 septembre 2025. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le député Sagih Attié, membre du groupe parlementaire de la Modération nationale, composé majoritairement de sunnites ex-haririens, est revenu mardi matin sur sa décision d’assister à la séance parlementaire, préférant finalement la boycotter en signe de soutien au vote des Libanais expatriés pour les 128 députés de la métropole.
Par ce revirement, le parlementaire s’aligne sur la position des principaux blocs du camp anti-Hezbollah, qui protestent contre le refus du président du Parlement, Nabih Berry, d’inclure à l’ordre du jour une proposition de loi revêtue du caractère de double urgence visant à amender la loi électorale. Ce texte permettrait aux expatriés d’élire l’ensemble des députés du territoire national, au lieu d’être limités à six sièges comme le prévoit l’article 112 de la loi actuelle.
Le député a expliqué que sa décision initiale d’assister à la séance découlait uniquement de son souci de « faire avancer les lois de développement, notamment celles relatives à l’aéroport de Qleyaat (Akkar), à une revalorisation de la pension des militaires à la retraite, à la réintégration des sous-officiers des douanes licenciés, à l’acceptation du prêt accordé par la Banque mondiale, ainsi qu’à une garantie sociale pour les journalistes et d’autres projets « répondant aux préoccupations des citoyens ».
M. Attié a précisé que sa position « n’était liée à aucun calcul politique, ni du côté du pouvoir ni de l’opposition », ajoutant qu’aucune partie ne l’avait contacté, ni pour assister à la séance, ni pour la boycotter.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin