Des enfants palestiniens assis près du feu dans leur abri de fortune à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 25 octobre 2025. Photo Bachar Taleb/AFP
Le chef de l’équipe de négociation du Hamas, Khalil Hayyé, a déclaré que des forces du mouvement palestinien entreront prochainement dans de nouvelles zones de la bande de Gaza afin d'y rechercher les corps d’otages n'ayant pas encore été retrouvés.
« Il ne sera pas donné à Israël de prétexte pour reprendre la guerre », a-t-il affirmé samedi dans un entretien accordé à al-Jazeera. Il a également indiqué que le Hamas n’a « aucune objection » à ce qu’une personnalité nationale vivant à Gaza administre l'enclave, soulignant que l’organisation transférera tous les pouvoirs administratifs à l’instance de gestion de la bande, y compris dans le domaine de la sécurité. « Un accord existe avec le Fateh concernant le déploiement de forces internationales chargées d’assurer le suivi du cessez-le-feu », a-t-il ajouté.
M. Hayyé a par ailleurs précisé que son mouvement souhaite organiser des élections dans le cadre du processus de réconciliation nationale, insistant sur le fait que « le peuple veut un seul gouvernement et une seule administration ». Concernant la question des prisonniers palestiniens, il a affirmé qu’il s’agit d’un « enjeu national clair » et que le Hamas « travaille à mettre fin à la souffrance de tous les prisonniers palestiniens ». Il a par la suite accusé Israël de « compliquer les négociations » au sujet de nombreux noms de détenus, précisant que les efforts dans ce domaine « ne sont pas encore achevés ».
Au cours de l’entretien, Khalil Hayyé a également exprimé la « déception » du Hamas face à la faible quantité d’aide entrant dans la bande de Gaza : « Gaza a besoin de 6 000 camions d’aide par jour, et pas seulement 600. La situation humanitaire nous préoccupe, ainsi que la population, et elle met en danger l’accord », a-t-il déclaré.

