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Dernières Infos - Turquie

Le procès de plusieurs journalistes, dont un de l'AFP, renvoyé par la justice turque


Le chef du principal parti d'opposition turc, le Parti républicain du peuple (CHP), Ozgur Ozel (C), s'adresse aux médias au siège du parti après une audience sur des accusations de corruption contre le parti, à Ankara, le 24 octobre 2025. AFP ou concédants de licence Ankara (AFP) Audience judiciaire sur les allégations de corruption lors de l'élection à la direction du CHP, parti d'opposition, en 2023. Photo Adem Altan/AFP

Le procès de quatre journalistes turcs, dont le photographe de l'AFP Yasin Akgül, arrêtés pendant la vague de manifestations de l'opposition en mars, a été renvoyé vendredi au 27 novembre par le tribunal pénal d'Istanbul, a constaté l'AFP.

Les reporters interpellés couvraient tous la vague de contestation déclenchée par l'arrestation du maire d'opposition d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, toujours détenu. Ils avaient été libérés de prison après plusieurs jours de détention.

Outre le journaliste de l'Agence France-Presse, le photographe indépendant Bulent Kiliç, le reporter de la chaîne Now Haber Ali Onur Tosun, ainsi que la journaliste indépendante Zeynep Kuray étaient appelés à comparaitre.

« Je suis journaliste depuis quinze ans, mais jamais je n'ai été arrêté chez moi, à l'aube, sous les yeux de mes enfants », a déclaré Yasin Akgül à la barre. « Je marchais devant les manifestants, à côté des policiers, pour avoir de meilleures photos », a-t-il insisté.

« Mon client est journaliste… son contrat a été joint au dossier. Alors qu'il couvrait une manifestation publique, il est accusé d'y avoir participé… », a déploré son avocat, Me Kemal Kumkumoglu. 

« Ces journalistes ont fait leur travail, il n'y aucune infraction », a-t-il lancé à la cour, réclamant la relaxe.

Des milliers de manifestants et plus d'une dizaine de journalistes, ainsi que des avocats, avaient été arrêtés lors de cette vague de contestation en soutien à M. Imamoglu, figure de l'opposition et principal rival du président Recep Tayyip Erdogan.

Ils ont été accusés d'avoir violé la loi sur les manifestations et rassemblements publics. Ils risquent en théorie jusqu'à trois ans de prison.

Yasin Akgül est le seul d'entre eux travaillant pour un média international. 

« Nous suivons de très près les poursuites judiciaires injustement lancées contre Yasin Akgül. Le dossier d'accusation contre notre photographe, qui ne faisait que son travail en couvrant des événements d'intérêt public, est vide », a indiqué Phil Chetwynd, directeur de l'Information de l'AFP.

« L'AFP attend sa relaxe complète et réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de la presse et à la protection des journalistes, partout dans le monde », a-t-il insisté.

L'organisation Reporters sans Frontières (RSF) a dénoncé un « complot pour masquer la brutalité policière » exercée lors des manifestations.

Pour Erol Önderoglu, le représentant de RSF en Turquie, « les poursuites pour complot contre les journalistes, accusés d'être des +activistes+, auraient dû cesser aujourd'hui et des relaxes prononcées immédiatement ».

Face à la mobilisation de mars, sans précédent depuis les grandes manifestations antigouvernementales de Gezi en 2013, le président Erdogan avait juré de ne pas céder à la « terreur de la rue ».

Le procès de quatre journalistes turcs, dont le photographe de l'AFP Yasin Akgül, arrêtés pendant la vague de manifestations de l'opposition en mars, a été renvoyé vendredi au 27 novembre par le tribunal pénal d'Istanbul, a constaté l'AFP.Les reporters interpellés couvraient tous la vague de contestation déclenchée par l'arrestation du maire d'opposition d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, toujours détenu. Ils avaient été libérés de prison après plusieurs jours de détention.Outre le journaliste de l'Agence France-Presse, le photographe indépendant Bulent Kiliç, le reporter de la chaîne Now Haber Ali Onur Tosun, ainsi que la journaliste indépendante Zeynep Kuray étaient appelés à comparaitre.« Je suis journaliste depuis quinze ans, mais jamais je n'ai été arrêté chez moi, à...