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Riyad « pas en conflit avec la composante chiite au Liban ou à l'étranger », assure Boukhari


Riyad « pas en conflit avec la composante chiite au Liban ou à l'étranger », assure Boukhari

L'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Boukhari, réuni avec le vice-président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Ali Khatib, le 23 octobre 2025 à Hazmieh. ANI.

L'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Boukhari, a déclaré jeudi que « le Royaume n'est pas en conflit avec la composante chiite au Liban ou à l'étranger », lors d'une rencontre avec le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), le cheikh Ali Khatib, au siège du Conseil à Hazmieh, dans la banlieue de Beyrouth. Le cheikh Khatib a pour sa part « salué le rôle et la sagesse de l'Arabie saoudite dans le rapprochement des points de vue entre les Libanais et la promotion de la stabilité ».

M. Boukhari a loué « la sagesse dont fait preuve le leadership libanais pour mener le pays vers la stabilité », ajoutant : « Nous comptons toujours sur cela ». Il a par ailleurs salué le rôle joué par le chef du Parlement, Nabih Berry, dans ce domaine, insistant sur le fait qu'« aucune composante libanaise ne doit être exclue de l'État, conformément à l'esprit de l'accord de Taëf ».

De son côté, Ali Khatib a assuré que « la composante chiite n'a jamais été un facteur de division ou de séparation, mais plutôt d'unité et de rassemblement ». Il a rendu hommage au « rôle et à la sagesse de l'Arabie saoudite dans le rapprochement des points de vue entre les Libanais et la promotion de la stabilité, tout comme elle l'avait fait dans le cadre de l'accord de Taëf » conclu en 1989.

Le Hezbollah pro-iranien a tendu la main, fin septembre, à l’Arabie saoudite, lors d'un discours du secrétaire général du parti chiite, Naïm Kassem, dans lequel il avait appelé Riyad à « ouvrir une nouvelle page » avec sa formation et à « mettre de côté les différends passés » afin de constituer un front uni contre Israël. Cette démarche a été largement perçue comme révélatrice de l’inquiétude de la milice chiite face aux pressions croissantes exercées pour mettre en œuvre son désarmement.

Le vice-président du CSC a ensuite évoqué « la nécessité de restaurer la confiance des citoyens dans l'État, qui est censé se préoccuper avant tout de leurs conditions de vie, de leurs affaires sociales et de leur sécurité ». « Il n'est pas acceptable que les citoyens continuent de penser que le gouvernement ignore leurs préoccupations et celles des personnes déplacées » au cours du dernier conflit entre le Hezbollah et l'État hébreu, a-t-il déclaré. Le cheikh Khatib a par ailleurs invité l'ambassadeur saoudien à participer à un colloque sur l'accord de Taëf organisé par le Conseil supérieur chiite le 6 novembre à Hazmieh.

Depuis le cessez-le-feu de novembre dernier, le Hezbollah et ses alliés n'ont eu de cesse d'en appeler à l'État libanais pour financer la reconstruction des zones détruites, tandis que les sources d'approvisionnement du parti chiite se sont largement taries, notamment à la suite de la chute du régime Assad en Syrie en décembre 2024. Par ailleurs, Israël mène des frappes quasi-quotidiennes au Liban-Sud et continue d'occuper plusieurs points stratégiques près de la frontière.

L'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Boukhari, a déclaré jeudi que « le Royaume n'est pas en conflit avec la composante chiite au Liban ou à l'étranger », lors d'une rencontre avec le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), le cheikh Ali Khatib, au siège du Conseil à Hazmieh, dans la banlieue de Beyrouth. Le cheikh Khatib a pour sa part « salué le rôle et la sagesse de l'Arabie saoudite dans le rapprochement des points de vue entre les Libanais et la promotion de la stabilité ».M. Boukhari a loué « la sagesse dont fait preuve le leadership libanais pour mener le pays vers la stabilité », ajoutant : « Nous comptons toujours sur cela ». Il a par ailleurs salué le rôle joué par le chef du Parlement, Nabih Berry, dans ce domaine, insistant sur le fait qu'« aucune composante...