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Moyen-Orient - Droits Humains

L'Arabie saoudite exécute à nouveau un homme pour des faits commis lorsqu'il était mineur

Riyad est pourtant signataire de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant, qui interdit la peine de mort pour ces cas.

L'Arabie saoudite exécute à nouveau un homme pour des faits commis lorsqu'il était mineur

Abdallah Derazi apparaissant à la fenêtre d'une voiture. Photo circulant sur les réseaux sociaux

Pour la deuxième fois en deux mois, l’Arabie saoudite a exécuté un jeune homme qui était mineur au moment des faits pour lesquels il faisait l'objet de poursuites judiciaires, a rapporté mardi le média Middle East Eye. Ces exécutions de « criminels mineurs » sont contraires au droit international. Riyad est signataire de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant, qui interdit la peine de mort pour les personnes mineures au moment de l’infraction.

Abdallah Derazi avait été arrêté en 2014 et jugé trois ans plus tard par un tribunal saoudien spécialisé dans les dossiers liés au terrorisme. Les poursuites lancées contre lui étaient liées à sa participation à des manifestations contre le gouvernement, en réaction au traitement réservé par les autorités saoudiennes à la minorité chiite. Le jeune homme avait 17 ans lorsqu’il a été inculpé, notamment pour avoir « visé les forces de sécurité » et « lancé des cocktails Molotov ». Les tribunaux saoudiens l’ont reconnu coupable et condamné à mort en août 2018 La famille du jeune homme a été empêchée de lui faire ses adieux et n’a appris son exécution que par les médias, selon l’organisation britannique de défense des droits humains, ALQST.

Le bilan saoudien

Record number of executions in Saudi Arabia, says Amnesty International

ALQST accuse les autorités d’avoir placé M. Derazi à l’isolement, où il aurait été battu par des gardiens de prison. « Depuis le moment de son arrestation il y a plus de dix ans jusqu’à son procès d’une injustice flagrante et tenu secrètement, Derazi a subi un schéma d’abus continu de la part des autorités saoudiennes – qui a culminé par la violation la plus cruelle : le déni de son droit à la vie », a déclaré Nadyeen Abdulaziz d’ALQST au MEE. L’activiste a en outre rappelé l'exécution, en août, de Jalal Labbad, également pour sa participation, alors qu'il était enfant, à des manifestations anti-pouvoir.

Selon l’ONG, au moins cinq autres mineurs délinquants risquent d’être exécutés par les autorités saoudiennes.

Le nombre d’exécutions en Arabie saoudite a atteint un niveau record en 2024, d’après un rapport publié en août par Amnesty International. Le royaume a exécuté 345 personnes l’année dernière, le chiffre le plus élevé jamais enregistré par l’organisation en plus de trente ans de suivi. Cette tendance s’est poursuivie au cours des six premiers mois de 2025, période pendant laquelle 180 personnes ont déjà été exécutées selon Amnesty, laissant présager un nouveau record cette année.

Cette pratique va à l’encontre des déclarations du prince héritier Mohammad ben Salmane, qui affirmait en 2022 avoir limité le recours à la peine de mort aux seules condamnations pour homicide.

Pour la deuxième fois en deux mois, l’Arabie saoudite a exécuté un jeune homme qui était mineur au moment des faits pour lesquels il faisait l'objet de poursuites judiciaires, a rapporté mardi le média Middle East Eye. Ces exécutions de « criminels mineurs » sont contraires au droit international. Riyad est signataire de la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant, qui interdit la peine de mort pour les personnes mineures au moment de l’infraction.Abdallah Derazi avait été arrêté en 2014 et jugé trois ans plus tard par un tribunal saoudien spécialisé dans les dossiers liés au terrorisme. Les poursuites lancées contre lui étaient liées à sa participation à des manifestations contre le gouvernement, en réaction au traitement réservé par les autorités saoudiennes à la minorité chiite. Le...
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Souvenez-vous. La revolte en Syrie avait suivi le meurtre par les services de securite de plusieurs mineurs contestataires. Pour les regimes dictatoriaux le "crime" de contestation est beaucoup plus grave que celui d'assassinat.

Michel Trad

19 h 30, le 26 octobre 2025

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Commentaires (1)

  • Souvenez-vous. La revolte en Syrie avait suivi le meurtre par les services de securite de plusieurs mineurs contestataires. Pour les regimes dictatoriaux le "crime" de contestation est beaucoup plus grave que celui d'assassinat.

    Michel Trad

    19 h 30, le 26 octobre 2025

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