Le chef de l'État libanais, Joseph Aoun, a affirmé mercredi que le Liban disposait de « véritables opportunités pour son redressement » et souligné la nécessité de les saisir.
« Nous avons aujourd’hui de véritables opportunités pour le redressement du Liban, et nous ne voulons pas les perdre ni nous contenter de pleurer sur les ruines », a souligné M. Aoun devant une délégation regroupant des organisations estudiantines. Il a également souligné la nécessité de « sortir des différends qui ont mené le Liban à sa situation actuelle ». « Tous les Libanais ont perdu, et non un seul camp ; la divergence d’opinions et de positions est un droit légitime, mais le différend est destructeur », a-t-il poursuivi.
Le Liban, qui ne s'est pas encore rétabli de la crise économique qui l'a frappé en 2019, est sorti l'année dernière d'une guerre meurtrière entre Israël et le Hezbollah. Le pays continue toutefois d'en payer un lourd tribut, l'État hébreu poursuivant ses bombardements quasi-quotidiens en dépit de la trêve conclue en novembre. Les autorités libanaises pressent le désarmement du Hezbollah, mais le parti chiite refuse de remettre ses armes tant que l'armée israélienne poursuit ses violations du cessez-le-feu. Les États-Unis conditionnent leur soutien au Liban et le déblocage de l'aide internationale au monopole des armes aux mains de l'État. Lundi, l'émissaire américain Tom Barrack a mis en garde contre une nouvelle offensive israélienne si le parti chiite n'est pas désarmé, appelant les autorités à entamer des négociations directes avec Israël.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin