Des agents des FSI devant la maison d'arrêt du palais de justice de Beyrouth. Photo d'archives Hassan Ammar/AFP
La dépouille ensanglantée d’une femme a été retrouvée mardi dans la localité de Knaïssé, au Akkar (Liban-Nord), rapporte notre correspondant Michel Hallak. La police s’est rendue sur les lieux et a prélevé des empreintes digitales dans la maison où le corps a été découvert. Le mari de la victime figure parmi les personnes suspectées dans cette affaire et est actuellement interrogé dans le cadre de l’enquête, précise notre correspondant. La victime a été transportée à l’hôpital gouvernemental Abdallah Rassi à Halba pour un examen par un médecin légiste.
Les violences à l'encontre des femmes et les féminicides se sont récemment multipliés au Liban. En août dernier, une femme a été tuée par son frère à Bhanine, dans le caza de Minié-Denniyé. Le crime avait été déguisé en suicide et relaté comme tel dans les médias et sur les réseaux sociaux, avant que la piste du féminicide ne soit évoquée. Fin 2024, un homme avait tué sa femme, avec qui il était en instance de divorce, à l'intérieur du tribunal chérié de Chhim, dans le Chouf au sud de Beyrouth, avant de se suicider dans sa voiture.
Dans son rapport mensuel, publié le 10 octobre, la Commission nationale pour les femmes libanaises a recensé les appels passés sur la ligne d'urgence des FSI pour les signalements de violence domestique en septembre. Ce document fait état de 97 cas de violence physique et 8 cas de violence morale, dans lesquels les principaux suspects étaient majoritairement l'époux de la victime (65 cas), son père (15) ou son frère (9).


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