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Dernières Infos - Yémen

Le personnel de l'ONU détenu par les houthis désormais « libre de ses mouvements »


Le cortège funèbre du chef militaire des rebelles houthis du Yémen, le général de division Mohammed al-Ghamari, accompagné de son fils de 13 ans, Hussein, et de deux gardes du corps, dans les rues de Sanaa, le 20 octobre 2025. Photo Mohammed Huwais/AFP

L'ONU a indiqué lundi que les membres de son personnel international qui avaient été retenus par les rebelles houthis du Yémen à la suite d'un raid sur leur complexe samedi à Sanaa étaient désormais libres de se déplacer à l'intérieur, tandis que les cinq membres du personnel national ont été libérés.

Dimanche, des responsables de l'ONU sur place avaient annoncé que les rebelles houthis avaient mené la veille une descente dans un bâtiment de l'ONU où résident ses employés, affirmant qu'ils détenaient 20 d'entre eux, dont le représentant de l'Unicef au Yémen, le Britannique Peter Hawkins.

« Les 15 membres du personnel international de l'ONU sont désormais libres de se déplacer à l'intérieur du complexe de l'ONU à Sanaa et sont en contact avec leurs entités respectives de l'ONU et leurs familles », a déclaré l'ONU lundi dans un bref communiqué.

L'organisation a précisé que « les cinq membres du personnel national qui étaient détenus depuis le 18 octobre dans le même complexe ont été libérés ».

Des dizaines de membres de l'ONU ont été arrêtés ces derniers mois dans les régions contrôlées par les insurgés yéménites, soutenus par l'Iran. 

Le 31 août, les rebelles avaient déjà pris d'assaut des bureaux de l'ONU à Sanaa, détenant une dizaine d'employés, selon l'ONU. Ceux-ci sont soupçonnés d'espionnage au profit des Etats-Unis et d'Israël, selon un haut responsable houthi.

Dans un discours télévisé, le chef des rebelles Abdelmalek al-Houthi a affirmé la semaine dernière que ses forces avaient démantelé « l'une des cellules d'espionnage les plus dangereuses », présentée comme « liée à des organisations humanitaires telles que le Programme alimentaire mondial et l'Unicef ».  

Des accusations qualifiées samedi de « dangereuses et inacceptables » par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric. Selon lui elles « mettent gravement en danger la sécurité du personnel onusien et des travailleurs humanitaires, et compromettent les opérations vitales de secours ».

Plus de dix ans de guerre civile ont plongé le Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, dans l'une des pires crises humanitaires au monde, selon l'ONU. 


L'ONU a indiqué lundi que les membres de son personnel international qui avaient été retenus par les rebelles houthis du Yémen à la suite d'un raid sur leur complexe samedi à Sanaa étaient désormais libres de se déplacer à l'intérieur, tandis que les cinq membres du personnel national ont été libérés.Dimanche, des responsables de l'ONU sur place avaient annoncé que les rebelles houthis avaient mené la veille une descente dans un bâtiment de l'ONU où résident ses employés, affirmant qu'ils détenaient 20 d'entre eux, dont le représentant de l'Unicef au Yémen, le Britannique Peter Hawkins.« Les 15 membres du personnel international de l'ONU sont désormais libres de se déplacer à l'intérieur du complexe de l'ONU à Sanaa et sont en contact avec leurs entités...