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Dernières Infos - Cybersécurité

Les civils en zone de conflit mis en danger par leur usage des outils numériques, s'inquiète la Croix-Rouge


Local residents walk past burned out Russian military vehicles set on display in front of St. Michael's Golden-Domed Monastery in Kyiv on October 16, 2025, amid the Russian invasion of Ukraine. Photo AFP/Genya SAVILOV

Grâce aux outils numériques, les civils peuvent être amenés à jouer un rôle plus important dans les conflits, notamment en recueillant des informations et en les transmettant aux forces armées, se mettant ainsi en danger, s'est inquiété jeudi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon le CICR, qui est chargé de veiller au respect des Conventions de Genève, il n'est pas contraire au droit international que des civils rassemblent des indications, par exemple sur la présence de chars dans un village, tant qu'ils ne participent pas directement aux hostilités. 

Mais les Etats interprètent différemment cette condition. Aussi, si les civils en viennent à être « de plus en plus perçus comme contribuant à l'effort militaire », le danger est qu'à l'avenir « des populations entières ou des groupes de civils soient perçus comme des cibles potentielles », a mis en garde Tilman Rodenhauser, conseiller juridique au CICR, au cours d'un point de presse à Genève.

Face à cette situation, il a souligné que le CICR avait demandé aux Etats d' »éviter, dans la mesure du possible, d'impliquer des civils dans des activités qui les rapprochent des hostilités ou, s'ils le font, d'au moins les avertir clairement des risques qu'ils encourent ». Face au rôle croissant des groupes de hackers qui participent aux conflits armés, le CICR a par ailleurs mis en oeuvre il y a deux ans une campagne pour leur expliquer notamment l'interdiction de cibler civils et infrastructures médicales.

« La Croix-Rouge est probablement l'une des rares organisations humanitaires, voire la seule, à avoir réellement fait l'effort de faire connaître ces règles et à avoir engagé un dialogue direct et confidentiel avec certains de ces groupes » de hackers, a affirmé le conseiller juridique du CICR.

Deux ans plus tard, le bilan est contrasté. « Nous ne sommes pas naïfs, nous ne pensons pas que tous les hackers respectent désormais les lois de la guerre. Mais nous constatons un changement de discours avec certains groupes de hackers qui prennent en compte » ces règles, a assuré M. Rodenhauser. « Nous voyons des continents entiers, des pays se préparer » à de possibles conflits en élaborant « des stratégies dite de défense totale ou intégrée », s'est inquiété M. Rodenhauser, évoquant « la manière dont les civils ou les infrastructures civiles peuvent être utilisés ».


Grâce aux outils numériques, les civils peuvent être amenés à jouer un rôle plus important dans les conflits, notamment en recueillant des informations et en les transmettant aux forces armées, se mettant ainsi en danger, s'est inquiété jeudi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon le CICR, qui est chargé de veiller au respect des Conventions de Genève, il n'est pas contraire au droit international que des civils rassemblent des indications, par exemple sur la présence de chars dans un village, tant qu'ils ne participent pas directement aux hostilités. Mais les Etats interprètent différemment cette condition. Aussi, si les civils en viennent à être « de plus en plus perçus comme contribuant à l'effort militaire », le danger est qu'à l'avenir « des populations entières ou...