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Dernières Infos - Négociations Pour Gaza

Face à la levée de boucliers, Netanyahu a renoncé à se rendre au sommet sur Gaza

Le président de l'Autorité palestinienne aurait été prêt à rencontrer le PM israélien, assure une source diplomatique à l'AFP.

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'entretiennent au Parlement israélien, à Jérusalem, le 13 octobre 2025. Photo Evelyn Hockstein/AFP

L'annonce de la venue de Benjamin Netanyahu au sommet sur Gaza lundi à Charm-el-Cheikh a suscité une levée de boucliers de dirigeants de la région et provoqué un rétropédalage rapide du Premier ministre israélien, selon plusieurs sources diplomatiques.

Sa présence dans la station balnéaire égyptienne aurait pu donner lieu à une rencontre historique avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, invité de dernière minute grâce à l’appui de la France. « En tout cas Abbas était prêt à le rencontrer. C’est dommage », glisse à l'AFP une source diplomatique occidentale.

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La participation du dirigeant palestinien a elle-même été annoncée en dernière minute. Elle a été confirmée lundi matin par le président français Emmanuel Macron à son arrivée à ce sommet censé consacrer le plan Trump qui a permis un cessez-le-feu à Gaza et prévoit de mettre fin définitivement au conflit entre Israël et le Hamas.

Peu après, la radio-télévision publique israélienne annonçait que Benjamin Netanyahu se rendrait aussi au sommet, une information confirmée par la présidence égyptienne dans un communiqué.

Un responsable de la Maison Blanche assurait que le président américain, en visite en Israël avant d'aller en Égypte, avait organisé un appel avec son homologue égyptien Abdel Fattah el-Sissi au cours duquel le Premier ministre israélien avait été invité.


Annulation de dernière minute

Mais une heure plus tard, marche arrière : Benjamin Netanyahu « a remercié M. Trump pour l'invitation mais déclaré qu'il ne pourrait pas assister au sommet en raison de la fête » juive de Simchat Torah (« Joie de la Torah ») commençant lundi à la tombée de la nuit, faisaient savoir ses services dans un communiqué.

La Turquie soutenue par des pays arabes affirme pour sa part avoir fait pression pour empêcher sa venue, a indiqué à l'AFP une source diplomatique turque. « A l'initiative du président (Recep Tayyip) Erdogan et grâce aux efforts diplomatiques de la Turquie, avec le soutien des autres dirigeants, Netanyahu n'assistera pas à la réunion en Egypte », s'est félicitée cette source.

La Turquie, proche des dirigeants politiques du Hamas, a participé aux négociations avec le mouvement palestinien à Doha, au côté du Qatar et de l'Egypte et entend jouer un rôle dans l'application et la surveillance du cessez-le-feu à Gaza.

L'Irak, qui ne reconnaît pas Israël, a également menacé de se retirer du sommet « si Netanyahu y participait », a confié à l'AFP Ali al-Mousawi, conseiller du Premier ministre irakien.

Selon lui, « la partie égyptienne a entendu et a informé M. Netanyahu qu'il ne pouvait pas être reçu, ce qui a conduit à l'annulation de sa participation » au sommet.

« Il y a ici plein de pays qui ne reconnaissent pas Israël, certains ont paniqué, ils ne voulaient pas la photo avec lui », a expliqué un membre d'une autre délégation à Charm el-Cheikh. « Donc il a rétropédalé. »

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Plusieurs pays présents au sommet égyptien, dont la Turquie mais aussi certains Etats européens comme l'Espagne, accusent Israël de perpétrer un « génocide » à Gaza. Une conclusion également partagée dans un récent rapport d'une commission mandaté par l'ONU.

A défaut, Donald Trump a accueilli chaleureusement Mahmoud Abbas, dont la présence en Egypte est, selon Emmanuel Macron, un « très bon signal » de la « reconnaissance du rôle de l'Autorité palestinienne comme instance légitime ».

Paris assure avoir joué un rôle dans cette rencontre : « A Charm el-Cheikh, la Palestine ne devait pas être sur la photo. Mais la France l’a prise par la main pour qu’elle soit reconnue », a dit sur X le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, commentant les images d'Emmanuel Macron accompagnant Mahmoud Abbas à la rencontre de Donald Trump.

L'annonce de la venue de Benjamin Netanyahu au sommet sur Gaza lundi à Charm-el-Cheikh a suscité une levée de boucliers de dirigeants de la région et provoqué un rétropédalage rapide du Premier ministre israélien, selon plusieurs sources diplomatiques.Sa présence dans la station balnéaire égyptienne aurait pu donner lieu à une rencontre historique avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, invité de dernière minute grâce à l’appui de la France. « En tout cas Abbas était prêt à le rencontrer. C’est dommage », glisse à l'AFP une source diplomatique occidentale. Lire aussi Salam salue les efforts diplomatiques ayant mis fin à la guerre à Gaza, et appelle à faire de même pour le Liban La participation du dirigeant palestinien a elle-même été annoncée en dernière minute....