Des soldats libanais et des Casques bleus de la Finul à Kfarchouba, dans le caza de Hasbaya, au Liban-Sud, le 26 août 2024. Photo d’illustration Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Dans son 42e rapport semestriel au Conseil de sécurité sur la mise en œuvre de la résolution 1559 (2004), couvrant la période allant du 25 avril au 11 septembre 2025, le secrétaire général des Nations unies dresse son constat sur les avancées et les défis sécuritaires et politiques auxquels le Liban est confronté. Le rapport sera examiné lors de consultations du Conseil de sécurité prévues lundi 13 octobre.
Adoptée en 2004, la résolution 1559 a réaffirmé le principe intangible de la souveraineté, de l’unité et de l’indépendance politique du Liban, ainsi que l’autorité exclusive de l’État sur l’ensemble de son territoire. « Cet objectif demeure la priorité des efforts déployés par les Nations unies », rappelle António Guterres, soulignant que la paix et la stabilité passent par un État unifié, souverain et maître de ses décisions. Dans son rapport, le patron de l’ONU relève qu’« à plusieurs reprises, les dirigeants libanais ont réaffirmé leur engagement à garantir le monopole de l’État sur la détention des armes ».
Il « salue » les décisions prises les 5 et 7 août 2025 par le Conseil des ministres, qui ont confié aux forces armées libanaises l’élaboration d’un plan pour organiser le désarmement des milices. Présenté le 5 septembre et reçu favorablement par le gouvernement, ce plan constitue une feuille de route progressive pour que seules les institutions légitimes détiennent des armes. Même si les ministres chiites se sont retirés des discussions, ce plan représente une avancée majeure pour le renforcement de l’autorité nationale. Il prévoit notamment un contrôle accru au sud puis au nord du Litani, ainsi que des mesures pour limiter la contrebande d’armes à la frontière syro-libanaise.
Le secrétaire général souligne le puissant « énoncé » du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam, dans le discours d’investiture et la déclaration ministérielle, qui « constitue une obligation et une décision sans équivoque ni retour possible. L’extension de la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire et de ses compétences, la limitation des armes, la décision de la guerre et de la paix relevant de son autorité propre, et le respect des résolutions internationales, notamment de la résolution 1701, relèvent de responsabilités communes dans l’intérêt du Liban ». Le rapport met aussi en exergue la « détermination » du gouvernement de Nawaf Salam « à obtenir le retrait d’Israël des cinq positions et des deux « zones tampons » et à mettre un terme aux attaques israéliennes ».
Défis persistants : Hezbollah et tensions régionales
Dans sa résolution 1559, le Conseil de sécurité a demandé le démantèlement et le désarmement de toutes les milices libanaises et non libanaises, disposition essentielle de la résolution qui n’a pas été pleinement appliquée. Cette exigence reflète et réaffirme l’engagement pris par toutes les parties libanaises dans le cadre des accords de Taëf. « Le Hezbollah demeure la milice la plus lourdement armée du pays. Le maintien de ses arsenaux, ainsi que de ceux d’autres groupes, constitue un sérieux obstacle à la souveraineté de l’État et à son autorité exclusive sur l’ensemble de son territoire », relève António Guterres, évoquant un obstacle majeur à la pleine application de ladite résolution. « Le Hezbollah n’a pas encore entamé de processus de désarmement et continue de posséder un arsenal militaire autonome », observe-t-il.
Par ailleurs, le secrétaire général salue l’engagement conjoint du président Joseph Aoun et du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en faveur d’un désarmement progressif dans les camps palestiniens. Cependant, les tensions régionales aggravent les défis auxquels fait face le Liban. Et les violations israéliennes au nord de la ligne bleue continuent de compromettre la stabilité du pays. António Guterres réaffirme qu’Israël doit se retirer au sud de cette ligne et cesser les survols aériens du territoire libanais. Selon lui, la stabilité régionale repose sur la réciprocité et le respect mutuel de la souveraineté. « Les forces de défense israéliennes ont continué de violer l’espace aérien libanais, en infraction avec la souveraineté du Liban et les résolutions 1559 et 1701, affirmant cibler des infrastructures, des combattants ou des capacités du Hezbollah, ainsi que d’autres groupes armés non étatiques, » note-t-il.
Le rapport souligne ensuite que les forces armées libanaises jouent un rôle central dans la consolidation de l’autorité de l’État. Le gouvernement continue de recruter et de former des soldats pour renforcer la présence de l’armée dans le sud du pays. « Selon les forces armées libanaises, environ 9 000 militaires sont désormais déployés dans le sud du Liban », note le rapport. Le secrétaire général insiste sur la nécessité de leur fournir un appui politique, logistique et financier accru afin d’éviter tout vide sécuritaire et de garantir leur pleine capacité opérationnelle sur l’ensemble du territoire national.



Les libanais ne le savent que trop. Le Liban ne peut reprendre sa souveraineté et étendre son pouvoir légitime sur tout le territoire que si ses gouvernants, et à la tête leur président se montrent intraitables quant au désarment de toutes les milices vendues et les mercenaires qui ont pris racines chez nous à cause du manque d’autorité et de fermeté de tous ceux qui ont gouverné sans jamais avoir le pouvoir a cause des menaces des deux milices, HB et Amal, les seuls à être armées pour détruire notre pays. Maintenant qu’elles sont aux abois ils nous répètent qu’il ne faut pas les brusquer
14 h 19, le 13 octobre 2025