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Les hôpitaux du Liban-Nord alertent sur une fin imminente de la couverture santé du HCR pour les Syriens


Les hôpitaux du Liban-Nord alertent sur une fin imminente de la couverture santé du HCR pour les Syriens

L’entrée de l’Hôpital Islamique de Tripoli avec son personnel. (Crédit : page Facebook de l’hôpital)

Les hôpitaux publics du Liban-Nord ont exprimé vendredi leur vive inquiétude face à la décision du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de mettre fin à la prise en charge des soins de santé pour les patients syriens dès le mois prochain, rapporte notre correspondant dans le Nord Michel Hallak. Selon ces établissements, cette mesure « doublerait les charges financières et opérationnelles » des hôpitaux publics, « déjà sous forte pression ».

En mai dernier, le HCR avait annoncé qu’il cesserait de couvrir les frais d’hospitalisation des réfugiés syriens enregistrés au Liban d’ici la fin 2025, invoquant d’importantes coupes dans son financement.

La déclaration des hôpitaux publics du Nord a été signée par l’hôpital gouvernemental de Tripoli, l’hôpital de Minié, l’hôpital Abdallah Rassi à Halba, l’hôpital de Sir Denniyé et l’hôpital Orange Nassau. Dans un communiqué, ces établissements ont mis en garde contre l’arrêt de la prise en charge, assurant qu'elle « priverait un grand nombre de patients syriens, en particulier ceux dans un état critique ou en danger de mort, de soins médicaux essentiels, plaçant ainsi le personnel soignant dans des situations humanitaires et éthiques délicates ». Les hôpitaux appellent les Nations unies et les bailleurs de fonds à reconsidérer leur décision et à maintenir la prise en charge des cas d’urgence et humanitaires, afin de « préserver leur droit à la santé et d’éviter une pression supplémentaire sur un système de santé libanais déjà en difficulté ».

Le communiqué souligne enfin « la disponibilité des hôpitaux publics à collaborer avec les organisations internationales et les autorités libanaises, afin de garantir la continuité des services médicaux pour tous ceux dans le besoin, dans la limite des moyens disponibles ».

Le HCR fait partie des agences onusiennes touchées par le gel du financement étranger décidé par l’administration Trump. Dès mai 2024, l’organisation avait réduit drastiquement son soutien médical, le limitant aux hospitalisations d’urgence uniquement lorsqu’« un risque immédiat pour la vie » était avéré, en raison d’une baisse du financement international.

Parallèlement, quelques mois après la chute de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, des convois transportant des réfugiés et migrants syriens vivant au Liban ont commencé à regagner la Syrie dans le cadre d’un plan de « retour volontaire » coordonné par le HCR. Si le nombre de retours reste limité, le gouvernement libanais vise 400 000 retours d’ici la fin de l’année.

Les hôpitaux publics du Liban-Nord ont exprimé vendredi leur vive inquiétude face à la décision du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) de mettre fin à la prise en charge des soins de santé pour les patients syriens dès le mois prochain, rapporte notre correspondant dans le Nord Michel Hallak. Selon ces établissements, cette mesure « doublerait les charges financières et opérationnelles » des hôpitaux publics, « déjà sous forte pression ».En mai dernier, le HCR avait annoncé qu’il cesserait de couvrir les frais d’hospitalisation des réfugiés syriens enregistrés au Liban d’ici la fin 2025, invoquant d’importantes coupes dans son financement.La déclaration des hôpitaux publics du Nord a été signée par l’hôpital gouvernemental de Tripoli, l’hôpital de Minié,...