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Dernières Infos - Ethiopie

De « nombreux morts et blessés » en Amhara ces derniers jours, déplore le CICR


Des personnes qui ont fui la guerre dans un camp de personnes déplacées à Debark en Ethiopie, en septembre 2021. Photo AMANUEL SILESHI / AFP

De nombreuses personnes ont été tuées et blessées ces derniers jours en Amhara, région éthiopienne où l'armée fédérale est confrontée depuis plus de deux ans à des rebelles, a déploré vendredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), s'alarmant d'une « escalade du conflit ». L'Amhara est la deuxième région la plus peuplée d’Éthiopie, avec plus de 23 millions d'habitants. 

En avril 2023, les Fano, milices populaires traditionnelles « d'autodéfense » de l'ethnie Amhara, ont pris les armes contre le gouvernement d'Addis Abeba pour protester contre la volonté des autorités fédérales de les désarmer. Un état d'urgence a été instauré pendant près d'un an, sans que cela mette un terme aux affrontements. 

« La situation s'est encore aggravée fin septembre dans l'est de la région, lorsqu'une brusque reprise des hostilités dans la zone de North Wollo a entraîné de nombreuses victimes, la capture de combattants et d'autres graves conséquences humanitaires », selon un communiqué du CICR, qui ne précise pas si les victimes sont des civils, des rebelles ou des militaires. 

Selon le chef du CICR à Lalibela, ville de l'Amhara, Martin Thalmann, cité dans le communiqué, « de nombreux morts et blessés ont été enregistrés (...) ces derniers jours » dans cette zone située à environ 550 kilomètres au nord de la capitale Addis Abeba, sans donner plus de détails. 

Le CICR, qui a déploré une « escalade du conflit », a également précisé avoir rendu visite à des soldats qui ont été capturés par des Fano. « En raison du manque de sécurité, l'accès aux soins, à l'éducation ou aux transports reste très limité pour la population des zones reculées », a également souligné M. Thalmann, alors que plusieurs millions d'enfants à travers la région sont privés d'école. 

Les Fano ont multiplié les attaques contre les forces fédérales et les villes de la région, dont ils sont parvenus plusieurs fois à prendre brièvement le contrôle.

Les Fano s'estiment trahis par l'accord de paix signé par le Premier ministre Abiy Ahmed en novembre 2022 avec les dirigeants dissidents de la région voisine du Tigré, ennemis de longue date des nationalistes amhara qui revendiquent des « terres ancestrales » administrativement rattachées au Tigré.

L’Éthiopie, géant d'Afrique de l'Est, sort à peine de la guerre au Tigré, qui a fait rage de 2020 à 2022 et fait au moins 600.000 morts, selon l'Union africaine. Des affrontements opposent également l'armée fédérale à des rebelles dans l'Oromia, région la plus peuplée. 

De nombreuses personnes ont été tuées et blessées ces derniers jours en Amhara, région éthiopienne où l'armée fédérale est confrontée depuis plus de deux ans à des rebelles, a déploré vendredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), s'alarmant d'une « escalade du conflit ». L'Amhara est la deuxième région la plus peuplée d’Éthiopie, avec plus de 23 millions d'habitants. En avril 2023, les Fano, milices populaires traditionnelles « d'autodéfense » de l'ethnie Amhara, ont pris les armes contre le gouvernement d'Addis Abeba pour protester contre la volonté des autorités fédérales de les désarmer. Un état d'urgence a été instauré pendant près d'un an, sans que cela mette un terme aux affrontements. « La situation s'est encore aggravée fin...