Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Cessez-Le-Feu À Gaza

« Nous n’accepterons aucune tutelle étrangère ni aucun désarmement », soutient un cadre du Hamas


« Nous n’accepterons aucune tutelle étrangère ni aucun désarmement », soutient un cadre du Hamas

Oussama Hamdane, cadre du Hamas au Liban. Capture d'écran/YouTube.

Le responsable du Hamas Oussama Hamdan a affirmé jeudi que le mouvement palestinien « n’acceptera aucune tutelle étrangère » dans la gestion post-guerre de la bande de Gaza.

« L’administration de Gaza se fera dans le cadre d’un consensus national palestinien et sera discutée lors de la deuxième phase de l’accord. Nous n’accepterons aucune tutelle étrangère. Il est temps de mettre fin à l’occupation et d’établir un État palestinien avec Jérusalem pour capitale », a déclaré le représentant du Hamas au Liban dans une interview à la chaîne Al Jazeera, en marge des négociations sur le cessez-le-feu à Charm el-Cheikh, en Égypte. M. Hamdan a précisé que « les factions palestiniennes ont soumis une liste de 40 noms pour assurer la gestion de la bande de Gaza », rappelant qu’il s’agissait d’une « affaire nationale ». Ces propos interviennent alors que des personnalités étrangères, comme l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, ont été évoquées pour diriger une éventuelle administration internationale de l’enclave.

Le cadre du Hamas a également rejeté toute idée de désarmement. « Aucun Palestinien n’acceptera de déposer les armes. Les Palestiniens ont besoin de résistance », a-t-il martelé. Il a estimé que « la balle est désormais dans le camp du gouvernement israélien », réuni jeudi soir à Tel-Aviv, en avertissant que « l’occupation devra rendre des comptes si elle revenait sur l’accord de cessez-le-feu ».

M. Hamdan a par ailleurs affirmé qu’il n’y aurait « aucun déplacement forcé » des habitants de Gaza et que « les Palestiniens ne quitteront pas leur terre ». Il a indiqué que les médiateurs avaient convenu d’un accroissement de l’aide humanitaire « à hauteur d’environ 600 camions par jour », précisant que « les procédures d’entrée de l’aide commenceront dès demain ». « Les jours à venir constitueront un véritable test de la crédibilité de l’occupation », a-t-il ajouté.

Dans une autre interview à Al Araby, Oussama Hamdan s’est opposé au « comité de la paix » proposé par le président américain Donald Trump pour superviser une transition à Gaza. « Aucun Palestinien ne pourrait accepter. Toutes les factions, y compris l'Autorité palestinienne, rejettent ceci (ce comité, ndlr) ».  « Personne ne veut retourner à l'ère des mandats et du colonialisme », a ajouté M. Hamdan en référence notamment à la période de la Palestine mandataire britannique. 

Ce comité, composé de technocrates locaux et internationaux, serait chargé d’administrer temporairement la bande de Gaza avant de transférer le pouvoir à une Autorité palestinienne réformée. Mais le vice-président de l’Autorité, Hussein al-Sheikh, a affirmé jeudi sur X que celle-ci avait « déjà achevé toutes les préparations nécessaires pour administrer Gaza et superviser sa reconstruction ».

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait annoncé que les deux camps avaient accepté la première phase de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza. Celle-ci prévoit la libération de tous les otages, morts ou vivants, encore détenus par le Hamas et d’autres factions palestiniennes, en échange d’un nombre déterminé de prisonniers palestiniens. Selon Oussama Hamdan, l’accord inclut la libération de « 250 condamnés à perpétuité et de 1 700 prisonniers de Gaza », dont les noms figurent sur une liste préétablie.


Le responsable du Hamas Oussama Hamdan a affirmé jeudi que le mouvement palestinien « n’acceptera aucune tutelle étrangère » dans la gestion post-guerre de la bande de Gaza.« L’administration de Gaza se fera dans le cadre d’un consensus national palestinien et sera discutée lors de la deuxième phase de l’accord. Nous n’accepterons aucune tutelle étrangère. Il est temps de mettre fin à l’occupation et d’établir un État palestinien avec Jérusalem pour capitale », a déclaré le représentant du Hamas au Liban dans une interview à la chaîne Al Jazeera, en marge des négociations sur le cessez-le-feu à Charm el-Cheikh, en Égypte. M. Hamdan a précisé que « les factions palestiniennes ont soumis une liste de 40 noms pour assurer la gestion de la bande de Gaza », rappelant qu’il s’agissait d’une «...