Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Déchets Ménagers

Najat Saliba explique pourquoi les incinérateurs « sont une solution inacceptable » au Liban

Danger d’émanations cancérigènes, coût élevé d’investissement et d’opérations, inconstance par rapport aux lois… la députée énumère les raisons de son choix.

Najat Saliba explique pourquoi les incinérateurs « sont une solution inacceptable » au Liban

La députée Najat Aoun Saliba. Photo ANI

Alors que le Conseil des ministres se penche sur le dossier des déchets ménagers en raison d'une catastrophe imminente consécutive à la fermeture de la décharge de Jdeidé (Metn) sans alternative, et que le débat autour du sujet est grand ouvert, la députée Najat Aoun Saliba (contestation) a rappelé pourquoi les incinérateurs ne sont pas « une solution acceptable » pour le Liban.

La députée, elle-même experte en chimie atmosphérique, a exprimé, dans un communiqué repris par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), « son refus de toute décision du gouvernement allant dans le sens d’une solution au problème des déchets par l’adoption d’incinérateurs ou de ce qu’on appelle transformation de déchets en énergie ».

La députée a détaillé les raisons de ce refus, notamment celle liée « aux émanations toxiques et cancérigènes, parmi les plus dangereuses au monde ». Non seulement les émissions mais les résidus des incinérateurs sont connus pour être toxiques et cancérigènes. Un tel choix « irait à l’encontre de la loi 80/2018 qui avait défini la pyramide de la gestion des déchets, et qui avait donné la priorité à la réduction, au tri à la source et au recyclage avant le traitement », souligne-t-elle.

Mme Saliba rappelle également qu’opter pour les incinérateurs « contredit la stratégie de gestion des déchets adoptée par le précédent gouvernement », qui n’avait pas encouragé cette technologie. « Compter sur des incinérateurs conduira à la faillite des petites et moyennes entreprises qui gravitent actuellement autour de la transformation des déchets, et concentrera la production entre les mains d’un nombre limité d’investisseurs étroitement liés aux cercles du pouvoir, qui vont vendre ces installations et faire des bénéfices aux dépens de la population ».

Pour mémoire

Réouverture temporaire de la décharge de Jdeidé en attendant le Conseil des ministres de jeudi

La parlementaire évoque également « le coût élevé en termes d'investissement et d’opérations, qui n’a aucune justification économique, ce qui fera peser sur les Libanais des dettes supplémentaires pour rendre service à une minorité au pouvoir ».

Le Liban fait face à une nouvelle crise des déchets en cas de fermeture du site de Jdeidé, qui dessert le Mont-Liban nord et une partie de Beyrouth, sans alternative. Ultra-saturé, le site fait désormais 37 mètres de haut. La seule alternative à court terme serait son agrandissement, mais le terrain disponible avait été consacré par le gouvernement à la municipalité en guise de dédommagement pour ces années d’accueil des ordures de différents cazas, et celle-ci ne veut pas le céder sans garanties. Mardi, alors que quelques heures de fermeture de la décharge avaient créé la panique, le site a finalement rouvert à la demande du gouvernement en attendant la réunion de jeudi.

Alors que le Conseil des ministres se penche sur le dossier des déchets ménagers en raison d'une catastrophe imminente consécutive à la fermeture de la décharge de Jdeidé (Metn) sans alternative, et que le débat autour du sujet est grand ouvert, la députée Najat Aoun Saliba (contestation) a rappelé pourquoi les incinérateurs ne sont pas « une solution acceptable » pour le Liban.La députée, elle-même experte en chimie atmosphérique, a exprimé, dans un communiqué repris par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), « son refus de toute décision du gouvernement allant dans le sens d’une solution au problème des déchets par l’adoption d’incinérateurs ou de ce qu’on appelle transformation de déchets en énergie ».La députée a détaillé les raisons de ce refus, notamment celle liée...