Des embouteillages vers Tyr, le vendredi 17 avril 2026. Photo d'archives Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le gouvernement libanais a proclamé cette année encore le 25 mai jour férié au Liban, en signe de commémoration à cette date en 2000 du retrait unilatéral de l'armée israélienne du Liban-Sud, après 18 ans de présence, et malgré l'occupation israélienne actuelle de larges portions de territoires dans cette région du pays.
La fermeture des administrations publiques, des établissements publics, écoles, universités ainsi que des municipalités se fera cette fois-ci en « en solidarité avec les familles des martyrs, les blessés, les détenus et les déplacés, ainsi qu’avec nos habitants du Sud et des villages en première ligne, et en soutien à leur résilience », a écrit le Premier ministre Nawaf Salam dans un message relayé par le Grand Sérail sur son compte X.
Le Hezbollah tirait chaque année fierté de la « Fête de la Résistance et de la Libération » le 25 mai.
L'armée israélienne a lancé une invasion terrestre du Liban-Sud en mars 2026, suite à l'entrée du Hezbollah le 2 mars dans la guerre régionale aux côtés de la République islamique d'Iran, cible deux jours plus tôt d'une campagne aérienne israélo-américaine contre son territoire. Elle contrôle aujourd'hui des territoires sur une profondeur de près de 8 kilomètres, et ne cache pas son intention de transformer les territoires occupés en « zone tampon ». Les négociations directes entre le Liban et Israël, entamées jeudi à Washington, ont notamment pour objectif côté libanais de permettre un retrait de l'armée israélienne, que cette dernière conditionne à un désarmement effectif du Hezbollah.


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