Entre Chareh et Erdogan, une alliance plus ambiguë que prévu
Du point de vue de Damas, la Turquie occupe une place trop prépondérante en Syrie. Ankara lui reproche sa lenteur sur la question kurde et s’inquiète de l'expansionnisme israélien.
Le président turc Reçep Tayyip Erdogan a reçu le président par intérim syrien Ahmad el-Chareh, à Ankara (Turquie), le 3 février 2025. Mustafa Kamac/Présidence turque/Anadolu via AFP
On dit que le diable se cache dans les détails. Le sourire contenu de Reçep Tayyip Erdogan, à la fin de son entrevue avec le président intérimaire syrien Ahmad el-Chareh, n’en était pas des moindres. Leur dernière rencontre date du 24 septembre, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations unies à New York. Les deux dirigeants, qui avaient habitué leur public à des embrassades plus chaleureuses, avaient sans doute beaucoup de choses à se dire. Certes, ils partent sur de bonnes bases. Le reïs turc espère ouvrir un nouveau chapitre dans la Syrie post-Assad, lui qui s’est érigé en parrain naturel des nouvelles autorités issues des rangs rebelles. Un bon nombre de ses intérêts domestiques en dépendent : la Turquie fait face à une économie en berne que l’ouverture aux investissements chez son voisin viendrait soulager. Il attend aussi...
On dit que le diable se cache dans les détails. Le sourire contenu de Reçep Tayyip Erdogan, à la fin de son entrevue avec le président intérimaire syrien Ahmad el-Chareh, n’en était pas des moindres. Leur dernière rencontre date du 24 septembre, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations unies à New York. Les deux dirigeants, qui avaient habitué leur public à des embrassades plus chaleureuses, avaient sans doute beaucoup de choses à se dire. Certes, ils partent sur de bonnes bases. Le reïs turc espère ouvrir un nouveau chapitre dans la Syrie post-Assad, lui qui s’est érigé en parrain naturel des nouvelles autorités issues des rangs rebelles. Un bon nombre de ses intérêts domestiques en dépendent : la Turquie fait face à une économie en berne que l’ouverture aux investissements chez son voisin...
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Selon l'article, la Turquie d'Erdogan aimerait le retour en force de la présence russe en Syrie pour contrebalancer l'influence israélienne. Or, les responsables israéliens ont fait eux-mêmes pression sur les États-Unis afin d'autoriser le maintien des bases russes en Syrie, craignant qu'un retrait ne crée un vide de pouvoir favorable à Ankara et aux islamistes encore actifs. En clair: la Russie a encore de beaux jours devant elle en Syrie!
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Selon l'article, la Turquie d'Erdogan aimerait le retour en force de la présence russe en Syrie pour contrebalancer l'influence israélienne. Or, les responsables israéliens ont fait eux-mêmes pression sur les États-Unis afin d'autoriser le maintien des bases russes en Syrie, craignant qu'un retrait ne crée un vide de pouvoir favorable à Ankara et aux islamistes encore actifs. En clair: la Russie a encore de beaux jours devant elle en Syrie!
Selon l'article, la Turquie d'Erdogan aimerait le retour en force de la présence russe en Syrie pour contrebalancer l'influence israélienne. Or, les responsables israéliens ont fait eux-mêmes pression sur les États-Unis afin d'autoriser le maintien des bases russes en Syrie, craignant qu'un retrait ne crée un vide de pouvoir favorable à Ankara et aux islamistes encore actifs. En clair: la Russie a encore de beaux jours devant elle en Syrie!
00 h 12, le 01 novembre 2025