Des manifestants pro-palestiniens défilent lors d'une manifestation sur l'autoroute de Milan contre l'interception de la flottille Global Sumud, le 3 octobre 2025. Photo Stefano RELLANDINI / AFP
Neuf membres suisses de la flottille humanitaire pour Gaza sont rentrés dimanche en Suisse après avoir été expulsés par Israël, certains affirmant avoir subi des conditions de détention inhumaines, a indiqué le groupe qui les représente. L’État hébreu n’a pas immédiatement réagi à ces nouvelles accusations. Son ministère des Affaires étrangères avait auparavant qualifié de « mensonges complets » les informations faisant état de mauvais traitements infligés aux détenus.
Au total, dix-neuf ressortissants suisses, dont l’ancien maire de Genève Rémy Pagani, se trouvaient à bord de plusieurs navires de la flottille qui tentaient d’acheminer de l’aide vers la bande de Gaza, soumise au blocus israélien. Ils ont été interpellés mercredi en mer par les forces israéliennes, puis transférés à la prison de Ktzi'ot, selon l’organisation Waves of Freedom. Neuf d’entre eux sont rentrés à Genève dimanche après-midi.
« Les participants ont dénoncé les conditions de détention inhumaines ainsi que le traitement humiliant et dégradant qu’ils ont subi pendant leur arrestation et leur incarcération », a déclaré le groupe dans un communiqué.
De son côté, Israël a affirmé que les droits légaux des militants avaient été pleinement respectés, qu’aucune force physique n’avait été utilisée et que tous les détenus avaient eu accès à l’eau, à la nourriture et aux toilettes. Le communiqué des militants fait toutefois état de privation de sommeil, de manque d’eau et de nourriture, ainsi que de violences physiques, certains affirmant avoir été frappés, piétinés et enfermés dans une cage.
Ce texte est la traduction d’une information diffusée en anglais par l’agence Reuters.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin