Photo d'illustration AFP
L’Association palestinienne de football (PFA) a fermement condamné dimanche l'attaque menée par les forces d’occupation israéliennes contre son siège à al-Ram (Jérusalem), situé à proximité du stade de l’équipe nationale, Fayçal Husseini.
« Les forces d’occupation ont une nouvelle fois pris d’assaut la zone, tirant des grenades lacrymogènes et assourdissantes directement sur les locaux de la PFA. Cette attaque délibérée a mis en danger notre personnel, semé la panique parmi les employés et entraîné l’arrêt complet de nos activités quotidiennes », a réagi la PFA dans un communiqué. Elle a aussi rappelé que le stade avait à plusieurs reprises « subi des violations et des restrictions imposées » par Israël. « La PFA s’est constamment vu refuser le droit d’y accueillir des matchs à domicile, privant ainsi nos équipes et nos supporters du droit fondamental de jouer et de concourir sur leur propre sol », a-t-elle précisé.
Contactée par notre publication, la porte-parle de la PFA, Dima Youssef, a dénoncé « une nouvelle violation » du droit international de l'armée israélienne dans le cadre de sa « politique de ciblage systématique » du monde sportif palestinien, complètement à l'arrêt en Palestine depuis le 7 octobre 2023. « Des grenades lacrymogènes et assourdissantes ont été lancées par les forces d'occupation israéliennes contre le siège de la fédération pendant qu'elles menaient un raid dans les environs », a-t-elle confirmé, tout en dénonçant le fait qu'Israël « continue de bénéficier de tous les privilèges et de la pleine participation au football international alors qu'elle se place au-dessus de toutes les lois de la FIFA et de l'UEFA ». « Ce grave deux poids deux mesures menace la crédibilité et les fondements moraux du sport mondial », a-t-elle ajouté.
La PFA a enfin appelé la FIFA, l’UEFA et toutes les institutions sportives internationales à « agir avec intégrité et à imposer des sanctions immédiates à l’Association israélienne de football jusqu’à ce que cessent ces crimes continus contre le sport et les athlètes palestiniens ». « Nous exhortons également toutes les fédérations membres, clubs et joueurs du monde entier à faire preuve de solidarité avec la Palestine, à défendre les valeurs de justice et de droits humains, et à exiger des comptes pour ces violations persistantes », conclut le texte.
« Au total, 898 sportifs, dont 416 footballeurs, ont été tués par l’armée d’occupation depuis le début du génocide, auxquels s’ajoutent 150 disparus », ajoute Dima Youssef, qui précise par ailleurs que « 287 infrastructures ont été détruites totalement ou en partie » dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée.
Plusieurs parties ont dernièrement appelé à exclure Israël de la prochaine Coupe du monde de football (qui se déroulera l'été prochain en 2026 aux État-Unis, au Canada et au Mexique), en raison de la guerre qu'elle mène à Gaza, récemment qualifiée de génocide par une commission d'enquête mandatée par l'ONU. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a toutefois écarté toute sanction immédiate contre Israël, estimant que l’institution ne doit pas se laisser entraîner dans les décisions géopolitiques.



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