Une maquette de bombardier B-2 est visible sur le bureau Resolute alors que le président Donald Trump prend la parole avant de signer des décrets dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 19 septembre 2025, à Washington. Photo AFP/ Andrew Harnik.
Les États-Unis ont réaffirmé autoriser les entreprises sud-coréennes à utiliser des visas B-1 pour des projets d'investissements, après l'arrestation polémique de centaine de Sud-Coréens en septembre dans une usine de l'Etat de Géorgie, a annoncé Séoul mercredi.
Environ 475 personnes, dont plus de 300 ressortissants sud-coréens, pour la plupart titulaires d'un visa B-1, ont été arrêtées par la police de l'immigration américaine le 4 septembre sur le chantier d'une usine de batteries pour véhicules électriques opérée conjointement par Hyundai et LG dans cet Etat du sud des Etats-Unis.
Ils avaient ensuite été rapatriés en Corée du Sud et ce raid avait fait la une des médias en Corée du Sud, un pays qui a promis d'investir 350 milliards de dollars aux États-Unis, après des menaces américaines sur les droits de douane.
L'entrée de salariés avec des visas B-1 ou dans le cadre du programme d'exemption de visa - qui autorise les visites d'affaires mais pas l'emploi - était pourtant « une pratique normale », on affirmé des industriels sud-coréens à l'AFP.
« Les responsables américains ont réaffirmé que les entreprises coréennes peuvent utiliser le visa B-1 pour des activités telles que l'installation, l'entretien et la réparation d'équipements achetés à l'étranger pour des projets d'investissement américains », a indiqué le ministère sud-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué.
Après l'arrestation de septembre, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont mis en place un groupe de travail qui s'est réuni pour la première fois mardi. Son objectif : faciliter l'entrée des ressortissants sud-coréens impliqués dans des projets d'investissement américains.
Les deux parties ont également convenu d'ouvrir en octobre un bureau dédié aux investisseurs au sein de l'ambassade américaine à Séoul.
Le secrétaire d'État adjoint américain Christopher Landau, présent lors de la séance d'ouverture du groupe de travail, a déclaré qu'il « se réjouissait de l'arrivée de personnel coréen lié à ces projets ».
Un visa est nécessaire pour travailler aux États-Unis, mais il est de plus en plus difficile à obtenir sous l'administration Trump, poussant les entreprises a contourner les règles.
Parmi les contournements possibles figure le programme d'exemption de visa ESTA, nécessitant une autorisation en ligne et couvrant les citoyens de dizaines de pays.


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