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Dernières Infos - Justice

Le PDG du Casino du Liban Roland Khoury remis en liberté


Le PDG du Casino du Liban Roland Khoury remis en liberté

L’ancien PDG du Casino du Liban, Roland Khoury, remis en liberté par la Sécurité de l’État, le 30 septembre 2025. Photo tirée des réseaux sociaux

Le PDG du Casino du Liban, Roland Khoury, a été remis en liberté mardi par le service de la Sécurité de l’État à Dékouané, dans la banlieue est de Beyrouth. Il a affirmé à sa sortie de prison qu'il est tout aussi « transparent et innocent » que le jour où il avait été placé en détention.

Roland Khoury a rappelé qu’il restait président du conseil d’administration du Casino du Liban et qu’il poursuivrait ses fonctions. Depuis son arrestation en juillet dernier, le conseil d’administration du Casino assure la gestion des affaires courantes. Deux de ses membres ont été mandatés à cet effet, Mohammad Cheaïb, PDG de la société d'investissement Intra et actionnaire majoritaire, ainsi que l'avocat Charles Ghostine.

« Je suis arrivé transparent et innocent, et c’est ainsi que je ressors. Je suis reconnaissant envers ceux qui ont eu de la compassion et m’ont soutenu », a encore souligné M. Khoury. Il a affirmé que « le Liban compte des juges courageux qui permettent à la justice de suivre son cours, et que le dossier ouvert était mensonger ». Et de conclure : « Nous œuvrerons pour obtenir un acquittement. »

De son côté, son avocat, Majed Bouez, a affirmé que « le dossier dévoilera toutes les accusations dénuées de fondement portées contre M. Khoury, et que la caution comporte une partie liée à la comparution et une autre aux dédommagements personnels ».

Roland Khoury, ainsi que les autres détenus dans l’affaire du Casino du Liban, Jad Gharios, PDG de la société Online Support Services (OSS), et Dany Abboud, cadre dans la même compagnie, ont été libérés lundi sous caution par la chambre d’accusation du Mont-Liban présidée par le juge Fadi Aridi. Le montant de la caution serait de 20 milliards de livres libanaises (223 000 dollars), avait confié lundi à L'Orient-Le Jour une source judiciaire.

Le juge d’instruction du Mont-Liban, Tarek Bou Nassar, avait refusé le 5 septembre une demande de remise en liberté des trois prévenus. Ceux-ci avaient fait appel auprès de la chambre d'accusation du Mont-Liban. Le magistrat avait rendu une décision dans laquelle il accusait Roland Khoury et Jad Gharios de « dilapidation de fonds publics », liée à un contrat de gestion de jeux de hasard avec le Casino du Liban, via la plateforme Betarabia, opérateur légal des jeux de casino en ligne. Il s’agit pour la justice d’une affaire de corruption favorisée par l’ouverture de nombreuses salles de jeux dans plusieurs régions du pays, alors que cette pratique est interdite dans le contrat en question, conformément à la loi qui réserve l’exclusivité géographique de ces jeux à l’enceinte du Casino du Liban.

Cette extension illégale serait à l’origine d’un vaste marché noir impliquant une dilapidation de plusieurs millions de dollars, qui auraient dû revenir à l’État si les joueurs s’étaient exclusivement rendus au Casino de Maameltein ou s’ils avaient joué sur la plateforme Betarabia, autorisée par l’État.

Le PDG du Casino du Liban, Roland Khoury, a été remis en liberté mardi par le service de la Sécurité de l’État à Dékouané, dans la banlieue est de Beyrouth. Il a affirmé à sa sortie de prison qu'il est tout aussi « transparent et innocent » que le jour où il avait été placé en détention.Roland Khoury a rappelé qu’il restait président du conseil d’administration du Casino du Liban et qu’il poursuivrait ses fonctions. Depuis son arrestation en juillet dernier, le conseil d’administration du Casino assure la gestion des affaires courantes. Deux de ses membres ont été mandatés à cet effet, Mohammad Cheaïb, PDG de la société d'investissement Intra et actionnaire majoritaire, ainsi que l'avocat Charles Ghostine.« Je suis arrivé transparent et innocent, et c’est ainsi que je ressors. Je...