Le commandant en chef de l'armée Rodolphe Haykal et le président libanais Joseph Aoun. Photo tirée du site X de la présidence libanaise
Le président libanais, Joseph Aoun, a décerné lundi la médaille nationale du cèdre, grade du Grand cordon au commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal « en reconnaissance de la mission qu’il assume » à la tête de l’institution militaire et de ses « sacrifices » au service du pays, rapporte la présidence sur X.
Cette initiative du président Aoun intervient en pleine polémique, après que l’armée et les forces de l’ordre ont été accusées de ne pas avoir suffisamment agi pour empêcher le Hezbollah d’illuminer la Grotte aux pigeons de Raouché à l’image de ses anciens dirigeants, à l’occasion d’une cérémonie de commémoration de leur assassinat il y a un an. Et ce en violation d’une décision prise par le mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud.
La présidence rapporte aussi que le chef de l’Etat s’est « entretenu avec le général Haykal de la situation sécuritaire au Liban-sud et dans l’ensemble du pays ». Plus tôt dans la journée, le chef de l’Etat a pris la défense de l'armée et des forces de l'ordre, déclarant que l'armée et les forces de sécurité sont une « ligne rouge », et qu'il est « inacceptable de les critiquer ».
Depuis l’instauration d’un cessez-le-feu précaire entre le Hezbollah et Israël le 27 novembre 2024, l’armée libanaise est chargée de démanteler l’arsenal du Hezbollah au sud du fleuve Litani, conformément à l’accord de cessez-le-feu. Le désarmement du Hezbollah demeure la priorité stratégique du Liban et un critère central dans la perception internationale de la situation du pays. Les positions des pays étrangers sont en effet limpides : aucune aide ou investissement ne sera accordé au Liban tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé.
Frappe américaine en Iran ce week-end ? « Absolument », dit Barrack, « je n’en sais rien », répond Trump