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Dernières Infos - Sécurité

Trois Iraniens nient avoir espionné au Royaume-Uni pour le compte de Téhéran


Un drapeau britannique. AFP

Trois Iraniens inculpés d'espionnage et de préparation d'actes violents sur le sol britannique au profit de Téhéran ont plaidé non coupable vendredi à Londres. Mostafa Sepahvand, 39 ans, Farhad Javadi Manesh, 44 ans, et Shapoor Qalehali Khani Noori, 55 ans, sont soupçonnés d'avoir commis des « actes susceptibles d'aider un service de renseignement étranger » entre août 2024 et février 2025, selon les autorités. Ils ont comparu devant le tribunal de l'Old Bailey en visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, confirmant leur identité en farsi via un interprète avant de plaider non coupable en anglais.

Le procureur Bill Emlyn Jones a déclaré à l'audience que les actes qui leur sont reprochés visaient des journalistes et organisations « que le régime iranien considère comme hostiles à son égard ». Il a évoqué un « niveau de gravité extrêmement élevé ». Les trois hommes ont été maintenu en détention jusqu'à une prochaine audience prévue le 13 mars 2026. Une date provisoire de procès a également été fixée au 5 octobre 2026 à l'Old Bailey. Les trois hommes, domiciliés à Londres, étaient arrivés sur le sol britannique par des moyens irréguliers, à bord de petits bateaux et d'un camion entre 2016 et 2022, selon les autorités.

En mai, le Royaume-Uni avait convoqué l'ambassadeur d'Iran, Seyed Ali Mousavi, peu après leur inculpation. Téhéran avait de son côté convoqué le chargé d'affaires britannique pour protester contre l'arrestation de ses ressortissants. Selon la BBC, ces hommes prévoyaient de s'en prendre aux journalistes d'Iran International, une chaîne de télévision privée basée à Londres et classée organisation terroriste par Téhéran. Un de ses reporters avait été agressé au couteau en 2024.

Le Royaume-Uni a annoncé début mars placer l'Iran, ses services de renseignement et les Gardiens de la Révolution au niveau le plus élevé de son nouveau système gouvernemental « FIRS » de surveillance des « influences étrangères secrètes ». Le jour de l'inculpation des trois hommes, Yvette Cooper, la ministre de l'Intérieur de l'époque, avait déclaré que l'Iran devait « être tenu pour responsable de ses actes », ajoutant que le gouvernement britannique ne tolèrerait pas les « menaces croissantes émanant d'Etats sur (son) sol ».

Trois Iraniens inculpés d'espionnage et de préparation d'actes violents sur le sol britannique au profit de Téhéran ont plaidé non coupable vendredi à Londres. Mostafa Sepahvand, 39 ans, Farhad Javadi Manesh, 44 ans, et Shapoor Qalehali Khani Noori, 55 ans, sont soupçonnés d'avoir commis des « actes susceptibles d'aider un service de renseignement étranger » entre août 2024 et février 2025, selon les autorités. Ils ont comparu devant le tribunal de l'Old Bailey en visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, confirmant leur identité en farsi via un interprète avant de plaider non coupable en anglais.Le procureur Bill Emlyn Jones a déclaré à l'audience que les actes qui leur sont reprochés visaient des journalistes et organisations « que le régime iranien considère comme...