Le général David Zini lors d'une cérémonie de l'armée israélienne le 10 sepetmbre 2020. Photo d'archive/Armée israélienne
La nomination du général David Zini, proposée par Benjamin Netanyahu, à la tête du Shin Bet, le service israélien de sécurité intérieure, a été validée jeudi par le comité chargé des nominations des hauts fonctionnaires, a annoncé le bureau du Premier ministre.
La décision de M. Netanyahu en mai de nommer le général Zini à ce poste avait été jugée « illégale » par la procureure de l'Etat, mais la commission en a jugé autrement et validé la nomination annoncée par le gouvernement.
Cette décision met fin à la saga autour de cette nomination controversée, M. Netanyahu étant suspecté de conflit d’intérêts dans le choix du chef du Shin Bet, en raison d'un enquête menée par ce service sur certains de ses proches, soupçonnés d'avoir touché des pots-de-vin du Qatar.
La commission Grunis, du nom du juge qui la dirige, a estimé qu'aucun « problème de probité morale empêche le Premier ministre de choisir un chef du Shin Bet ».
Dans la lettre envoyée à M. Netanyahu par cette commission, celle-ci précise que David Zini n'a aucun « problème de probité morale ».
Fils d'émigrés venus de France et petit-fils d'une survivante du camp d'extermination nazi d'Auschwitz, le général Zini était chef du commandement de la formation au sein de l'armée israélienne et à la tête du corps d'état-major général.
M. Netanyahu le crédite d'avoir rédigé en mars 2023, six mois avant l'attaque du Hamas qui a déclenché la guerre à Gaza, un rapport exposant les failles de l'armée israélienne en cas « d'incursion surprise » en Israël à partir du territoire palestinien.
Il succède à Ronen Bar, qui avait démissionné après l'annonce par le gouvernement de son intention de le limoger en avril dernier.


