Le secrétaire d’État américain Marco Rubio assiste à une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil de coopération du Golfe, dans le cadre de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à l’hôtel Lotte Palace, à New York, le 24 septembre 2025. Photo Stefan JEREMIAH/Reuters
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré qu'une « opportunité historique se présente » au Liban, et qu'à cet égard les États-Unis sont engagés « à garantir l’existence d’un État libanais fort (...) libéré » de l’influence du Hezbollah et de son parrain iranien.
« Au Liban, une opportunité historique se présente. Les États-Unis restent fortement engagés à cet égard pour garantir l’existence d’un État libanais fort, respectueux de la diversité du pays, libéré de l’influence de l’Iran, du Hezbollah et d’autres acteurs susceptibles de compromettre sa stabilité, capable d’exercer pleinement sa souveraineté tout en sortant de la longue crise économique qu’il traverse », a déclaré Marco Rubio.
M. Rubio a tenu ces propos mercredi à New York lors d'une réunion avec le chef de la diplomatie koweïtienne, Abdallah Ali al-Yahya, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Mohammad al-Boudaïwi, et les ministres des Affaires étrangères des pays arabes du Golfe, dans le cadre de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Le jour même, en marge de sa participation à la 80e session, le président de la République, Joseph Aoun, a rencontré le secrétaire d'État américain, qui s'est félicité que « le gouvernement libanais continue de s’opposer aux politiques de l’Iran ». M. Rubio avait également déclaré au président Aoun que son pays « soutiendra le Liban pour surmonter sa crise économique ». Le locataire de Baabda a quant à lui demandé l’aide de Washington pour mettre « fin aux agressions israéliennes et obtenir le retrait des territoires occupés au Liban-Sud ».
Un désarmement complet
Le conseiller pour l'Afrique Massaad Boulos, également d'origine libanaise et père du gendre de Donald Trump, a pour sa part indiqué, dans un entretien à la chaîne qatarie Al-Jazeera, que « (nous) avons réaffirmé le soutien des États-Unis à l’armée libanaise, en plus des aides annuelles ». Le 10 septembre, le Département de Guerre des États-Unis a approuvé une aide de 14,2 millions de dollars destinée à l'armée. Selon le Pentagone, cette somme vise à « renforcer les capacités de l'armée libanaise à démanteler des caches d’armes et des infrastructures militaires de groupes non étatiques, y compris le Hezbollah ».
M. Boulos a également souligné que « le désarmement et le monopole des armes par l’État libanais constituent une ligne rouge pour les États-Unis et pour le Liban », et a rappelé que « ce point a été approuvé par le Conseil des ministres en septembre et fait parti de discours d'investiture du président libanais Joseph Aoun ». Il a également insisté sur le fait qu’« il faut un désarmement complet, non seulement du Hezbollah, mais de toutes les organisations et dans toutes les régions du Liban ».
Le désarmement du parti chiite fait l’objet de pressions internationales, de décisions du gouvernement libanais prises en août, et d’un plan de l’armée libanaise présenté le 5 septembre. Il s’agit aussi d’un article de l’accord du cessez-le-feu de novembre 2024 qui a mis fin à la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, mais le parti chiite pro-iranien continue de rejeter toute perspective de remettre ses armes.
Malgré l'entrée en vigueur de la trêve, l'armée israélienne continue d'occuper plusieurs points au Liban-Sud et mène, ainsi que dans la Békaa, des frappes quasi-quotidiennes. Depuis le début du cessez-le-feu au Liban, plus de 300 personnes ont été tuées par des frappes de l'État hébreu, selon notre décompte à partir de données du ministère de la Santé et de l'ONU.



Qu'il commence par nous débarrasser des Israéliens au sud du Liban, et de leurs attaques incessantes!!
02 h 00, le 27 septembre 2025