Des véhicules sur la route côtière empruntée par les personnes déplacées qui évacuent vers le sud depuis la ville de Gaza, à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 9 septembre 2025. Photo AFP/EYAD BABA
L'armée israélienne a déclaré jeudi que 700.000 Palestiniens avaient fui Gaza-ville vers le sud du territoire palestinien depuis fin août, alors que les troupes israéliennes mènent une offensive terrestre sur l'ensemble de l'agglomération, pilonnée, dans le but affiché d'y anéantir le Hamas.
« Sept cent mille Palestiniens ont évacué », a déclaré l'armée en réponse à une question de l'AFP sur le nombre de personnes ayant fui Gaza-ville depuis la fin août, date à laquelle l'ONU y estimait la population à environ un million de personnes.
Dans une note publiée jeudi, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) a lui avancé le chiffre de 388.400 personnes déplacées vers le sud, dont la « majorité » venant de Gaza-ville, depuis la mi-août.
L'armée israélienne a lancé le 16 septembre une importante offensive sur la ville de Gaza, le plus grand centre urbain du territoire palestinien, afin d'y éliminer ce qu'elle présente comme le dernier grand bastion du mouvement islamiste Hamas - dont l'attaque sanglante contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.
La Défense civile de Gaza, un service de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, a affirmé que les frappes israéliennes avaient tué 22 personnes à travers le territoire palestinien jeudi, dont cinq à Gaza-ville.
Parmi elles, 11 personnes ont été tuées à al-Zawaida, dans le centre de la bande de Gaza, par une frappe aérienne contre une maison où s'étaient réfugiés des déplacés, selon l'hôpital al-Awda.
Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.
Des Palestiniens ont fouillé les décombres à la recherche de survivants après cette frappe à al-Zawaida, a constaté un journaliste de l'AFP jeudi.
« Tout l’endroit a été détruit, il ne reste rien qui puisse être utilisé par des êtres humains », lui a dit Youssef Younis, un voisin.
« La guerre doit cesser immédiatement, car nous vivons une extermination », s'est indigné un autre habitant, Ahmed Abou Dahrouj.
L'attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l'AFP à partir de données officielles.
L'offensive israélienne menée en représailles sur Gaza a fait 65.502 morts, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés fiables par l'ONU.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin