L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, s'exprimant lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) le 23 septembre 2025 à New York. Photo Alexi J. ROSENFELD / AFP
L'émir du Qatar, dénonçant à nouveau les récentes frappes israéliennes à Doha, a assuré mardi à l'ONU que son pays poursuivrait malgré tout ses « efforts » diplomatiques avec les Etats-Unis et l'Egypte pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza.
Depuis la tribune de l'Assemblée générale, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a fustigé une nouvelle fois « l'attaque traitresse » menée par Israël qui a visé des responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas réunis dans un complexe résidentiel en plein cœur de Doha. « Contrairement aux affirmations du Premier ministre israélien, cette attaque n'est pas un droit légitime de poursuivre des auteurs de terrorisme » et « sape les efforts diplomatiques visant à mettre un terme au génocide contre le peuple de Gaza ». Mais « nous poursuivrons la diplomatie même quand nos ennemis trouvent plus facile d'utiliser des armes », a affirmé l'émir.
« Nous nous sommes engagés dans une médiation pour mettre un terme à la guerre et permettre l'accès humanitaire et la libération des otages, et nous avons essuyé des campagnes de désinformation mais cela ne nous dissuadera pas. Nous continuerons nos efforts de coopération en partenariat avec l'Egypte et les Etats-Unis », a-t-il assuré.
Il a d'autre part accusé le gouvernement israélien d' « abandonner l'idée de libérer les otages ». « Leur but est de détruire Gaza pour que ce ne soit plus habitable (...). En d'autres termes, rendre la bande de Gaza invivable pour déplacer sa population. Donc le dirigeant israélien veut poursuivre la guerre », a-t-il ajouté.


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