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Dernières Infos - Captures

Des jihadistes publient une vidéo montrant des soldats maliens et burkinabè pris en otage


Une image tirée d'une vidéo de propagande diffusée le 17 mars 2014 par al-Furqan Media, l'agence de presse de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), montrerait des combattants de l'EIIL brandissant leurs armes alors qu'ils se tiennent debout sur un véhicule arborant le drapeau caractéristique des djihadistes, dans un lieu non divulgué de la province d'Anbar. AFP PHOTO / HO / AL-FURQAN MEDIA

Des jihadistes affiliés à el-Qaëda ont publié une vidéo montrant une soixantaine d'hommes se présentant pour la plupart comme des soldats maliens ou burkinabè et demandant à leurs autorités d'obtenir leur libération.

La publication de la vidéo des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM en arabe) affilié à el-Qaëda survient au moment où les autorités maliennes et burkinabè, dominés par les militaires, affirment contenir la menace des attaques jihadistes.

Dans la vidéo de 20 minutes, consultée par l'AFP mardi, on voit une soixantaine de soldats maliens ou burkinabè se présenter en donnant leur nom et prénom, leur numéro de matricule ou leur rang au sein de leurs armées respectives.

Ce clip diffusé par le JNIM sur ses canaux de communication habituels, a été authentifié notamment par le site américain spécialisé SITE.

« Le JNIM est une coalition de plusieurs katibas (unités de combattants, ndlr), il n'est pas étonnant que le groupe puisse opérer de part et d'autres des frontières », et capturer des soldats des deux pays, explique à l'AFP Fahiraman Rodrigue Koné, chef du projet Sahel de l'Institut d'études et de sécurité (ISS).

Parmi les otages, certains portent des tenues militaires avec l'écusson de l'armée malienne sur leurs épaules, tandis que d'autres sont habillés en boubou.

« Parler » avec les jihadistes 

Nombre de soldats maliens s'exprimant en bambara ont déclaré avoir été capturés mi-août, lors d'une attaque jihadiste contre la ville stratégique de Farabougou (centre). D'autres disent être entre les mains des jihadistes depuis 2023.

Dans leur message, les otages ont demandé à leurs autorités de « parler » avec les jihadistes pour obtenir leur libération.

« Au moment où les autorités s’apprêtent à célébrer avec faste la fête de l’indépendance du Mali, comment, vous, officiers, Maliens, pouvez accepter que vos parents militaires soient aux mains des jihadistes ? », dit un jihadiste au début de la vidéo.

Le Mali a fêté lundi son 65e anniversaire d'indépendance présidé par le chef de la junte le général, Assimi Goïta, et marqué par une parade militaire d'envergure. Selon SITE, la vidéo du JNIM a été publiée la veille.

« Les jihadistes ne demandent aux autorités ni or, ni argent. Ils veulent juste qu’on nous échange contre leurs frères aux mains des autorités maliennes. Nous (leur) demandons de les écouter, de parler avec eux afin que nous puissions regagner nos familles », a déclaré en bambara un otage malien qui se présente comme un chauffeur à la présidence malienne.

A l'issue du défilé militaire lundi, M. Goïta s'est toutefois félicité du « désarroi des groupes armés face à la pression » des militaires maliens.

L'armée a réussi à « réaffirmer la souveraineté du Mali sur toute l'étendue du territoire », a-t-il déclaré.

Le Mali, le Burkina ainsi que leur voisin du Niger sont confrontés à des violences meurtrières des groupes jihadistes liés à el-Qaëda et l'Etat islamique. Les trois pays dirigés par des juntes autoritaires, ont fondé l'Alliance des Etats du Sahel (AES).

Cette vidéo est « une action de propagande qui vise à affaiblir le narratif des capitales sahéliennes qui font passer l'idée que leurs armées coalisées seraient plus fortes et qu'ils obtiennent des victoires militaires », décrypte M. Koné. 

Des jihadistes affiliés à el-Qaëda ont publié une vidéo montrant une soixantaine d'hommes se présentant pour la plupart comme des soldats maliens ou burkinabè et demandant à leurs autorités d'obtenir leur libération.La publication de la vidéo des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM en arabe) affilié à el-Qaëda survient au moment où les autorités maliennes et burkinabè, dominés par les militaires, affirment contenir la menace des attaques jihadistes.Dans la vidéo de 20 minutes, consultée par l'AFP mardi, on voit une soixantaine de soldats maliens ou burkinabè se présenter en donnant leur nom et prénom, leur numéro de matricule ou leur rang au sein de leurs armées respectives. Ce clip diffusé par le JNIM sur ses canaux de communication habituels, a été authentifié notamment par le...