Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, rencontre son homologue égyptien et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) au Caire, le 9 septembre 2025. Photo AFP
Un responsable iranien a démenti dimanche un article de l’agence de presse d’État selon lequel le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, devait rencontrer des responsables britanniques, français et allemands à Vienne, alors que de nouvelles sanctions liées au programme nucléaire de Téhéran menacent d’être rétablies. Nournews avait rapporté la tenue de ces discussions, sans toutefois préciser de date. Mais un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué à Reuters qu’il n’en était rien, précisant qu’Abbas Araqchi se rendait à New York et non à Vienne.
Dans une tentative d’éviter le rétablissement des sanctions contre Téhéran, des ministres iraniens et européens ont engagé des discussions la semaine dernière, sans toutefois parvenir à des percées, selon des diplomates. Les trois nations européennes ont lancé fin août un processus de 30 jours pour réimposer les sanctions de l’ONU. Elles ont posé des conditions à remplir par Téhéran d’ici à fin septembre afin de les convaincre de reporter l’application du mécanisme dit de « snapback ».
Le trio européen a proposé un report conditionnel pouvant durer jusqu’à six mois pour la réimposition des sanctions à l’encontre de l’Iran. Ce report est subordonné à l’accès octroyé par l’Iran aux inspecteurs de l’ONU, chargés de vérifier et d’inventorier l’important stock d’uranium enrichi. Par ailleurs, l’Iran est également attendu à la table des négociations avec les États-Unis.
Le statut des réserves iraniennes d’uranium enrichi demeure incertain depuis juin, à la suite des bombardements des sites nucléaires iraniens par Israël et les États-Unis. Les pays occidentaux estiment que l’avancée du programme nucléaire iranien dépasse les besoins civils, tandis que Téhéran affirme vouloir l’énergie nucléaire uniquement à des fins pacifiques.


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