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Fadlallah : Les élections législatives doivent se faire selon la loi actuelle


Fadlallah : Les élections législatives doivent se faire selon la loi actuelle

Le député Hassan Fadlallah. Photo ANI

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah s’est attaqué dimanche aux revendications de plusieurs blocs parlementaires en faveur de l’amendement de la loi électorale de manière à permettre aux expatriés libanais de voter pour les 128 sièges de la Chambre, alors que la loi stipule qu'ils devraient le faire pour six députés supplémentaires.

« Certains veulent amender la loi actuelle sous prétexte de permettre aux émigrés de voter pour les 128 sièges, mais pour nous, il existe une loi en vigueur et le gouvernement est responsable de son application et de la publication des décrets d’application », a fait valoir le député, qui s’exprimait lors d’une cérémonie du Hezbollah dans la localité de Bint Jbeil, au Liban-Sud, en hommage aux victimes de la dernière guerre avec Israël, qui s’était intensifiée il y a un an, en septembre 2024.

Selon M. Fadlallah, « la loi ne devrait pas être amendée juste parce que certaines parties politiques le veulent dans l’espoir de modifier l’équilibre des forces internes ». Le tandem chiite Amal-Hezbollah est hostile au vote des émigrés pour les 128 députés, leurs détracteurs les accusant de craindre que leur monopole sur la représentation de la communauté chiite ne soit brisé par l'apport d'expatriés non soumis à leur influence dans leurs fiefs au Liban.

« S’ils veulent des changements, nous pourrions appliquer l’article 22 de la Constitution qui stipule que les élections parlementaires ne devraient pas se faire suivant des quotas confessionnels, avec la création d’un Sénat qui représenterait les communautés. Et ceux qui veulent démontrer une certaine majorité populaire au Liban n’ont qu’à demander l’amendement de l’accord de Taëf afin qu’on se dirige vers une loi électorale moderne et non-confessionnelle. Et là, la majorité élira un Parlement qui décidera de la forme du gouvernement », a-t-il dit.

Dans son discours, le député chiite a réitéré l’attachement de son parti à ses armes « pour libérer le Liban-Sud », accusant le gouvernement en termes à peine voilés de ne pas en faire assez pour empêcher les attaques israéliennes quotidiennes, malgré le cessez-le-feu signé en novembre dernier. Le gouvernement de Nawaf Salam a pris des décisions en vue du désarmement des milices et du monopole des armes aux mains de l’Etat, et l’armée libanaise a préparé un plan dans ce sens, mais le Hezbollah ne perd pas une occasion d’exprimer son refus de ces décisions. 

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah s’est attaqué dimanche aux revendications de plusieurs blocs parlementaires en faveur de l’amendement de la loi électorale de manière à permettre aux expatriés libanais de voter pour les 128 sièges de la Chambre, alors que la loi stipule qu'ils devraient le faire pour six députés supplémentaires.« Certains veulent amender la loi actuelle sous prétexte de permettre aux émigrés de voter pour les 128 sièges, mais pour nous, il existe une loi en vigueur et le gouvernement est responsable de son application et de la publication des décrets d’application », a fait valoir le député, qui s’exprimait lors d’une cérémonie du Hezbollah dans la localité de Bint Jbeil, au Liban-Sud, en hommage aux victimes de la dernière guerre avec Israël, qui s’était intensifiée il...