Des fossoyeurs sur les fosses communes du cimetière de Hama, en avril 2025. Photo Noé Pignède, publiée par L’Orient-Le Jour
Une nouvelle fosse commune, contenant plus de 100 corps, a été découverte jeudi par les autorités syriennes, dans la région de Otayba, au sud-est de la capitale Damas, a annoncé une source au sein du ministère de l’Intérieur, citée par des médias locaux.
Selon un correspondant d’al-Jazeera s’étant rendu sur les lieux vendredi, les corps appartiennent à « des civils pris pour cible par les forces de l’ancien régime » en 2014. Ils auraient été tués alors qu’ils fuyaient les combats dans la Ghouta orientale (région périphérique de Damas), déclenchés en 2013 après la défaite des rebelles à Damas en 2012, selon le correspondant. Sur les images de la chaîne qatarie, des vêtements, des os et un crâne sont visibles.
Plusieurs médias, dont la chaîne saoudienne al-Hadath, estiment que les corps proviennent du « massacre de Otayba », s’étant produit le 26 février 2014, aux mains de forces loyalistes, et ayant fait 170 morts d’après les rapports.
Depuis la chute de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, des dizaines de fosses communes ont été découvertes à travers le pays, mais la majorité n’ont pas encore été ouvertes. La Syrie n’a aujourd’hui ni les moyens ni les compétences pour collecter et analyser des centaines de milliers d’échantillons d’ADN.
Quelques jours après son arrivée au pouvoir, l’actuel président intérimaire Ahmad el-Chareh s’était engagé à rendre la justice à son peuple et à ne pas « laisser les atrocités commises tomber dans l’oubli ». Dans cette perspective, il a lancé un appel à l’ONU et aux ONG internationales pour qu’elles viennent en aide à Damas. Pour le moment, seuls quelques experts internationaux se sont rendus sur les fosses communes autour de la capitale syrienne pour évaluer les besoins. Des dizaines de milliers de familles sont toujours sans nouvelle de leurs proches disparus pendant la guerre civile syrienne (2011-2024), qui a fait plus de 500 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).



Les deux bouchers Assad père et fils ont des centaines de milliers de morts innocents sur leur conscience et comme par hasard, aucun peuple, d’aucun pays n’a trouvé bon de manifester dans les rues pour exiger le renvoi du boucher encore en vie pour être jugé et condamné pour ses crimes. C’est à n’y rien comprendre à cette conception de l’humanité feinte par des moutons qui préfèrent toujours suivre le flux plutôt que de raisonner par eux mêmes. Il est parti avec sa fortune volée au peuple qu’il a massacré, et personne n’ose réclamer son retour devant la justice pour y être jugé.
11 h 42, le 20 septembre 2025