Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi. Photo tirée de son compte X
La troisième édition de la Lebanese Solar Week (LISW 2025) se tiendra du 24 au 26 septembre à la Seaside Arena (anciennement Biel) à Beyrouth, sous le patronage du ministre de l’Énergie et de l’Eau Joe Saddi, et en présence du ministre de l’Industrie Joe Issa el-Khoury.
Réunissant des entreprises locales, régionales et internationales aux côtés d’experts, d’innovateurs et d’institutions officielles du secteur des énergies renouvelables, cet événement a pour objectif de présenter les dernières innovations dans le domaine.
« Nous nous concentrons sur la mise en valeur du marché de l’énergie solaire, qui a enregistré au Liban jusqu’en 2024 plus de 1,3 milliard de dollars d’investissements et 1 300 mégawatts d’énergie alternative. Avec cette croissance accélérée, il est attendu que la taille du secteur franchisse bientôt le seuil des deux milliards », a déclaré Élias Khoury, organisateur de l’événement. Celui-ci coïncide avec le lancement par les ministères de l'Énergie et de l'Information d'une campagne nationale pour l’économie d’énergie dans les foyers, en partenariat avec le Centre libanais pour la conservation de l’énergie et le « Programme italien d’appareils électroménagers économes en énergie ».
S’exprimant jeudi pendant le lancement de la campagne, Joe Saddi a rappelé que « le secteur du bâtiment représente la plus grande part de la consommation énergétique au Liban, ce qui fait de la construction durable la solution essentielle pour réduire la facture énergétique du consommateur ». Et le ministre de conclure : « La sensibilisation du public constitue un facteur déterminant pour induire un changement dans les comportements individuels ».
Les générateurs privés, en principe illégaux, sont tolérés depuis des années, les Libanais comptant largement sur eux pour compenser le déficit de production électrique du pays. Par ailleurs, les installations individuelles de panneaux solaires ont explosé depuis la crise déclenchée en 2019, période durant laquelle les capacités déjà limitées d’Électricité du Liban ont été presque réduites à néant, le fournisseur public ne pouvant plus compter sur les avances du Trésor pour financer ses achats de carburant.


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