Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad Photo d'illustration ANI
Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, s'est entretenu mercredi avec le général André Rahal, conseiller du président de la République Joseph Aoun, plus de dix jours après que le Conseil des ministres du 5 septembre ait «accueilli favorablement» le plan de l'armée pour le désarmement des milices, et plus particulièrement le Hezbollah.
Selon un communiqué du parti chiite, les deux hommes ont évoqué « plusieurs questions d’intérêt national », et ce « dans une atmosphère de compréhension mutuelle », sans plus de détails.
Le Conseil des ministres du 5 septembre, faisant suite aux décisions des Conseils des 5 et 7 août, au cours desquels il a été décidé d'acter le monopole des armes aux mains de l'État selon un calendrier précis, a finalement satisfait tous les parties, chacun y voyant son compte, grâce à un compromis sémantique : quand le camp pro-Hezbollah a cru percevoir une marche arrière du gouvernement, qui n'a plus fait mention de la date de fin décembre pour rendre effectif le désarmement (date seulement retenue pour le désarmement au sud du fleuve Litani), le camp dit « souverainiste » s'est félicité de l'approbation d'un plan de désarmement du parti chiite.
Le 10 septembre, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a ouvertement rejeté le principe du monopole des armes aux mains de l’État libanais, tout en affirmant qu'une discussion sur « une stratégie de sécurité nationale » devait avoir lieu, reprenant la terminologie utilisée par le président Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. M. Kassem avait estimé que « la priorité du gouvernement (devait) être de rétablir la souveraineté en chassant Israël », des positions toujours occupées au Liban-Sud, malgré les modalités de l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, entré en vigueur le 27 novembre dernier, après plus de treize mois de guerre entre le parti chiite et l'État hébreu.
Dans le contexte de l'attente du Conseil des ministres du 5 septembre, Mohammad Raad avait déjà reçu André Rahal, le 22 août.



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