Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, prononçant un discours à Adchit, dans le sud du Liban. Photo d'illustration ANI
Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a reçu vendredi le général André Rahal, conseiller du président de la République, au siège du bloc à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, alors que le gouvernement attend d’ici la fin août un plan pour le désarmement des milices au Liban, parmi lesquelles le Hezbollah.
Selon l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle), les deux hommes ont évoqué « l'actualité politique, les derniers développements, ainsi que les positions des parties concernées au sujet de ces questions. »
Le président Joseph Aoun et le Hezbollah dialoguaient loin des projecteurs ces derniers mois sur la question du désarmement du parti, après que le nouveau mandat présidentiel a fait du monopole des armes aux mains de l'État un de ses principaux engagements. Alors que les détracteurs de la formation chiite pro-iranienne et les États-Unis réclamaient un délai précis de désarmement, le gouvernement a finalement demandé à l'armée libanaise de préparer un plan à cet effet, qui devra être mis en application d'ici la fin de l'année, au grand dam du parti-milice et de ses alliés. Dans ce contexte, le chef de l'État a reçu dans la journée de vendredi le commandant en chef de la troupe, Rodolphe Haykal.
La levée de boucliers des partisans du Hezbollah contre la décision du cabinet et contre celle d'approuver une feuille de route de Washington pour garantir l'application des modalités du cessez-le-feu, qui prévoit également le monopole des armes et d'autres réformes, a notamment pris la forme d'une campagne virulente contre le Premier ministre Nawaf Salam, accusé de faire le jeu d'Israël. Une campagne avait également visé début août le président Aoun après un discours prononcé à l'occasion de la Fête de l’armée, dans lequel il s'adressait en des termes sévères au Hezbollah et à sa base.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin