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Royaume-Uni : trois manifestants devant la justice pour soutien à Palestine Action


Un manifestant (C) est emmené par des policiers lors d'une manifestation « Lift The Ban » (Lève l'interdiction) en soutien au groupe interdit Palestine Action, appelant à la levée de l'interdiction récemment imposée, sur Parliament Square, dans le centre de Londres, le 6 septembre 2025. Photo AFP/JUSTIN TALLIS

Trois personnes poursuivies pour avoir manifesté leur soutien au groupe interdit Palestine Action, classé « terroriste » par le gouvernement britannique, ont comparu mardi devant un tribunal londonien. Jeremy Shippam, 72 ans, Judit Murray, 71 ans, et Fiona Maclean, 53 ans, qui comparaissaient libres, ont plaidé non coupables lors de cette audience. La date de leur procès a été fixée au 16 mars 2026.

Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées à l'extérieur du tribunal de Westminster pour leur apporter leur soutien, certains agitant des drapeaux palestiniens. D'autres avaient pris place dans la salle d'audience. Les trois militants ont été arrêtés après une manifestation à Londres le 5 juillet, organisée pour protester contre l'interdiction de l'organisation propalestinienne Palestine Action, et avaient été les premiers à être inculpés pour avoir exprimé leur soutien au mouvement. Ils sont soupçonnés d'avoir brandi des pancartes indiquant « Je m'oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ».

Dans le cadre de la loi antiterroriste tous trois sont passibles d'une peine allant jusqu'à six mois de prison. Le groupe Palestine Action militait notamment contre les ventes d'armes à Israël. Il a été ajouté début juillet à la liste des organisations considérées comme « terroristes » au Royaume-Uni --comme le Hamas ou Al-Qaïda--, après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l'armée de l'air.

Cette interdiction a été dénoncée par des ONG de défense des droits humains et le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. Kay Wagland, amie de l'un des accusés, a déclaré à l'AFP que le gouvernement avait interdit un « groupe d'action directe non-violente en le qualifiant de terroriste ».  Le gouvernement a quant à lui plusieurs fois affirmé que Palestine Action n'était « pas une organisation non-violente ».

L'interdiction a suscité de multiples rassemblements de protestation, organisés par le groupe Defend our Juries (DOJ). Lors de la seule manifestation du 6 septembre à Londres, quelque 890 personnes ont été interpellées, après des centaines d'autres lors de précédents rassemblements. Au moins 138 personnes ont été inculpées. Six militants poursuivis pour avoir participé à la préparation de ces manifestations ont comparu devant le tribunal le 4 septembre. Ces personnes, âgées de 26 à 62 ans, risquent jusqu'à 14 ans de prison si elles sont reconnues coupables d'avoir encouragé d'autres individus à soutenir une organisation classée « terroriste ».


Trois personnes poursuivies pour avoir manifesté leur soutien au groupe interdit Palestine Action, classé « terroriste » par le gouvernement britannique, ont comparu mardi devant un tribunal londonien. Jeremy Shippam, 72 ans, Judit Murray, 71 ans, et Fiona Maclean, 53 ans, qui comparaissaient libres, ont plaidé non coupables lors de cette audience. La date de leur procès a été fixée au 16 mars 2026.Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées à l'extérieur du tribunal de Westminster pour leur apporter leur soutien, certains agitant des drapeaux palestiniens. D'autres avaient pris place dans la salle d'audience. Les trois militants ont été arrêtés après une manifestation à Londres le 5 juillet, organisée pour protester contre l'interdiction de l'organisation propalestinienne Palestine...