Des Soudanais transportant une boîte d'aide humanitaire depuis un point de distribution du district d'Al-LaMap à Khartoum, le 8 septembre 2025. Photo Ebrahim Hamid/AFP
Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé vendredi d'un an l'embargo sur les armes à destination de la région soudanaise du Darfour, embargo dont les violations sont régulièrement dénoncées. Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil étend jusqu'au 12 septembre 2026 le régime de sanctions en place depuis 2005, qui vise uniquement le Darfour: sanctions individuelles (gel des avoirs, interdiction de voyage) qui concernent cinq personnes, et embargo sur les armes.
« La situation au Darfour reste désespérée, avec une violence généralisée, de graves défis humanitaires et des déplacements de masse », a commenté le représentant américain John Kelley. « Cette adoption envoie un message clair: la communauté internationale reste déterminée à endiguer le flux d'armes et à faire en sorte que les auteurs des violences et de l'instabilité au Darfour soient tenus pour responsables », a-t-il ajouté.
Alors que selon des sources diplomatiques, certains pays avaient suggéré qu'il serait opportun d'étendre géographiquement l'embargo sur les armes, notamment à la région du Kordofan, la Russie, qui a un droit de veto au Conseil, s'est catégoriquement opposée à cette idée.
Une guerre oppose depuis avril 2023 l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo. Elle a tué des dizaines de milliers de personnes et déraciné plus de 14 millions d'autres, à l'intérieur du territoire et au-delà des frontières, plongeant également le troisième plus vaste pays d'Afrique dans « la pire crise humanitaire au monde », selon l'ONU.


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