Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Frappes Israéliennes À Doha

Trump « très mal à l'aise » avec la frappe israélienne sur son allié qatari


La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, s’exprime lors d’un point de presse dans la salle Brady de la Maison-Blanche, à Washington, DC, le 9 septembre 2025. Photo AFP/ Saul Loeb.

Donald Trump, dans une rare critique publique de son allié Benjamin Netanyahu, a pris ses distances mardi avec l'attaque menée par Israël au Qatar, qui pourrait compliquer ses projets diplomatiques dans la région.

Le président américain s'est dit « très mal à l'aise » face aux frappes contre des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas à Doha, dans un message sur son réseau Truth Social reprenant en partie des éléments de langage utilisés un peu plus tôt par la porte-parole de la Maison Blanche.

« Bombarder unilatéralement au Qatar, une nation souveraine et un allié proche des Etats-Unis qui travaille dur, avec courage, et qui prend des risques, pour négocier vers la paix (à Gaza), ne promeut pas les objectifs d'Israël ni de l'Amérique », avait déclaré Karoline Leavitt à la presse.

La décision de lancer une attaque au Qatar « a été prise par le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu, pas par moi », a encore écrit Donald Trump sur sa plate-forme, évoquant un « incident regrettable qui pourrait être une opportunité de PAIX. »

Il a pu faire valoir son point de vue auprès du principal intéressé, puisqu'il a parlé à Benjamin Netanyahu après l'attaque.

Le président américain s'est aussi entretenu avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, auquel il a « assuré qu'une telle chose ne se reproduirait pas ».

Avion qatari 

Donald Trump s'était rendu au Qatar en mai, dans le cadre d'une tournée de plusieurs Etats du Golfe, et y avait reçu un accueil particulièrement chaleureux.

L'Etat, qui abrite une immense base militaire américaine, lui a offert un Boeing 747-8, estimé à 400 millions de dollars par des experts.

Le milliardaire de 79 ans, passant outre les accusations de corruption de l'opposition démocrate, a accepté cet appareil destiné à devenir son avion présidentiel.

Une certaine confusion règne sur les échanges d'informations autour de cette attaque menée par Israël, grand allié des Etats-Unis et dont Donald Trump a soutenu jusqu'ici les opérations militaires à Gaza.

Il apparaît que les Américains n'en ont pris conscience qu'à la dernière minute.

« L'administration Trump a été notifiée ce matin (mardi) par l'armée américaine » de l'attaque israélienne à venir, a déclaré Karoline Leavitt au cours d'un point-presse.

« J'ai immédiatement demandé à l'émissaire spécial Steve Witkoff d'informer le Qatar de l'attaque imminente, ce qu'il a fait, mais malheureusement trop tard pour arrêter » les frappes, a précisé pour sa part le président américain.

« L'appel d'un responsable américain a eu lieu alors que les explosions étaient entendues à Doha », a réagi le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, sur X.

Normalisation 

Interrogée plusieurs fois, la porte-parole de la Maison Blanche a refusé de préciser si l'armée américaine avait été prévenue par des responsables israéliens, ou si elle avait détecté toute seule les frappes depuis ses positions dans la région.

Une haute responsable de la Maison Blanche avait pourtant, plus tôt dans la journée, déclaré à l'AFP que Washington avait été prévenu par Israël.

« Cependant, éliminer le Hamas, qui a profité de la misère de ceux qui vivent à Gaza, constitue un but louable », a également déclaré Karoline Leavitt depuis le pupitre de la salle de presse de la Maison Blanche.

L'attaque à Doha, unanimement condamnée par les dirigeants des pays de la région, pourrait compromettre l'une des grandes ambitions diplomatiques de Donald Trump, à savoir pousser le processus de normalisation des relations entre Israël et les Etats arabes.

Les frappes, qui ciblaient des responsables du Hamas, interviennent quelques jours après que le président américain eut assuré que les Etats-Unis menaient une « négociation approfondie » avec le mouvement islamiste palestinien concernant les otages israéliens retenus à Gaza.

Le Hamas a affirmé que six personnes avaient péri dans les frappes, mais qu'aucun de ses négociateurs n'avait été tué.


Donald Trump, dans une rare critique publique de son allié Benjamin Netanyahu, a pris ses distances mardi avec l'attaque menée par Israël au Qatar, qui pourrait compliquer ses projets diplomatiques dans la région.Le président américain s'est dit « très mal à l'aise » face aux frappes contre des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas à Doha, dans un message sur son réseau Truth Social reprenant en partie des éléments de langage utilisés un peu plus tôt par la porte-parole de la Maison Blanche.« Bombarder unilatéralement au Qatar, une nation souveraine et un allié proche des Etats-Unis qui travaille dur, avec courage, et qui prend des risques, pour négocier vers la paix (à Gaza), ne promeut pas les objectifs d'Israël ni de l'Amérique », avait déclaré Karoline Leavitt à la presse.La...