Le député Ali Mokdad, bloc du Hezbollah. Photo ANI
Le député du Hezbollah Ali Mokdad a annoncé mardi que les ministres d’Amal et du parti chiite « n'ont pas encore pris leur décision » quant à leur participation ou non à la séance gouvernementale prévue vendredi et au cours de laquelle l'armée présentera son plan sur le monopole de l’État sur les armes. « Les délibérations se poursuivent à ce propos », a-t-il dit.
Un Conseil des ministres crucial est prévu vendredi, au cours duquel l’armée devrait présenter son plan, conformément à la décision du gouvernement prise le 5 août dernier. Jusque-là, toutes les déclarations du Hezbollah vont dans le sens d’un refus de désarmer. Dans un discours dimanche, le président du Parlement Nabih Berry, allié du Hezbollah et chef d’Amal, avait proposé « un dialogue calme » dans le cadre d’un débat autour d’une « stratégie de défense », ce que les détracteurs du tandem chiite refusent absolument.
Le député, qui était interrogé par l’agence russe « Ria Novosti », a indiqué que « le Hezbollah appelle à reporter le débat autour de tous les dossiers liés à la souveraineté jusqu'à ce qu'une stratégie de défense soit élaborée ». Pour lui, « les tractations actuelles (en prévision de la réunion de vendredi) portent sur plusieurs points, dont la possibilité de reporter la séance afin de laisser place à davantage de discussions internes, et la possibilité de revoir les « décisions erronées » prises au cours des séances des 5 et 7 août » sur le monopole des armes et l’approbation des objectifs d’une feuille de route américaine.
« Si le président de la République et le gouvernement persistent à tenir la séance vendredi, il est nécessaire de discuter de la manière dont elle sera menée. L'armée soumettra-t-elle le plan au Conseil des ministres pour approbation sans qu’il n’y ait un débat au préalable, ou la réunion sera-t-elle consacrée à l'examen et à la discussion du plan avant son approbation ? », s’est-il demandé.
Ali Mokdad a assuré que les contacts se poursuivent et que le tandem chiite n’aurait « pas d’objection » en cas de « plan acceptable et logique », rappelant que les deux partis ont « toujours préconisé l'adoption d'une stratégie défensive capable de protéger le Liban ». Il a réitéré le fait que le Hezbollah « ne veut pas de discorde dans le pays et refuse d’accorder pareille satisfaction à l’ennemi israélien ».
Le parlementaire a par ailleurs précisé que le Hezbollah a rendu ses armes et ses positions au sud du Litani, « comme l’ont confirmé la Finul et l’armée libanaise ». « Nous nous sommes engagés à appliquer la résolution 1701 (du Conseil de sécurité de l’ONU) au sud du Litani, mais c’est Israël qui viole la résolution continuellement par ses agressions, fort d’un évident soutien américain », a-t-il poursuivi.
La résolution 1701 avait été adoptée en 2006 pour mettre fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël cette année-là. Elle stipulait entre autres la fin de la présence armée du parti chiite au Liban-Sud, puis a servi de base à l’accord de cessez-le-feu entre les deux belligérants en 2024.



Le hezbollah est fini militairement, il faut arrêter de lui donner des bouffées d’oxygène inutile si nous voulons voir l’état grandir et se développer dans l’intérêt de son peuple et dans la bonne voie. Le parti iranien a perdu ses dents et ne peut plus mordre. A supposer qu'il ose essayer, il trouvera en face tout le Liban sans exception y compris les chiites libres et souverainistes. Il n'osera même pas utiliser ses bombes humaines.
09 h 17, le 03 septembre 2025