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Dernières Infos - Turquie

La justice turque révoque la direction du principal parti d'opposition CHP à Istanbul


Sharon Dijksma (C), maire d'Utrecht, aux Pays-Bas, et d'autres maires de villes européennes brandissent des pancartes lors d'un rassemblement de solidarité en faveur du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, emprisonné pour corruption, près de la prison de Silivri, dans la banlieue ouest d'Istanbul, le 28 août 2025. Photo AFP/OZAN KOSE

Un tribunal turc a révoqué mardi la direction du principal parti de l'opposition, le CHP, à Istanbul, pour des irrégularités présumées au cours de son congrès de 2023, selon des documents judiciaires. 

Cette mesure apparaît comme étant un nouvel épisode de la guerre que livrent les autorités turques au premier parti d'opposition et surtout à ses figures populaires, dont le maire d'Istanbul emprisonné, Ekrem Imamoglu.

Dans son jugement, dont l'AFP a pu consulter une copie, le tribunal a annulé les résultats du congrès provincial du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), excluant son chef à Istanbul, Ozgur Celik, ainsi que 195 membres de la direction et délégués de ce parti. 

Sont ainsi de fait suspendues « toutes les décisions prises au cours du congrès provincial d'Istanbul » du CHP qui avait eu lieu le 8 octobre 2023, d'après ce jugement.


- Pression judiciaire croissante -


Le CHP subit une pression judiciaire croissante en raison d'un grand nombre d'enquêtes et d'interpellations visant ses élus, à la suite d'allégations de corruption au sein de la municipalité d'Istanbul, la plus riche et la plus importante ville de Turquie, dont le maire est depuis mars derrière les barreaux.

L'arrestation de ce dernier, Ekrem Imamoglu, une figure populaire de l'opposition et le principal adversaire potentiel du président Recep Tayyip Erdogan à la prochaine échéance présidentielle, avait déclenché un mouvement de contestation inédit dans ce pays depuis douze ans.

Le comité exécutif du CHP a annoncé une réunion extraordinaire à Ankara, prévue pour 17h00 (14h00 GMT). 

Dans un message sur X, M. Celik précise qu'il se rend au siège du parti à Istanbul « pour suivre et gérer le processus ».


- « Destitution provisoire » -


Le tribunal souligne que sa décision implique « la destitution provisoire du président provincial, du comité exécutif provincial et du comité disciplinaire provincial élus au cours de ce congrès ».

Elle suppose également « la réintégration temporaire » des personnes élues pendant le précédent congrès ou la nomination d'un comité provisoire qui serait jugé approprié par le tribunal. 

Au dernier congrès du parti, en octobre 2023, Ozgur Celik, avec le soutien d'Ekrem Imamoglu, l'avait emporté face à son concurrent, Cemal Canpolat, un proche de l'ancien président du CHP, Kemal Kilicdaroglu.

Ce dernier avait été le candidat malheureux de l'opposition à la présidentielle de 2023.

Le parquet a ouvert une enquête contre M. Celik et neuf autres responsables du parti pour des allégations de « fraude électorale », ce qui peut leur valoir jusqu'à trois ans de prison.

Un tribunal turc a révoqué mardi la direction du principal parti de l'opposition, le CHP, à Istanbul, pour des irrégularités présumées au cours de son congrès de 2023, selon des documents judiciaires. Cette mesure apparaît comme étant un nouvel épisode de la guerre que livrent les autorités turques au premier parti d'opposition et surtout à ses figures populaires, dont le maire d'Istanbul emprisonné, Ekrem Imamoglu.Dans son jugement, dont l'AFP a pu consulter une copie, le tribunal a annulé les résultats du congrès provincial du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), excluant son chef à Istanbul, Ozgur Celik, ainsi que 195 membres de la direction et délégués de ce parti. Sont ainsi de fait suspendues « toutes les décisions prises au cours du congrès provincial d'Istanbul » du...