La victime, Khalil Khalil. Photo tirée de la page de la municipalité de Faraya sur Facebook
Le premier juge d’instruction par intérim près la Cour d’appel du Mont-Liban, Nicolas Mansour, a rendu mardi l’acte d’accusation dans l’affaire du crime de Faraya (Kesrouan), perpétré il y a sept mois en février dernier.
La victime, Khalil Khalil, âgé de 20 ans, avait été tuée dans la nuit du 1er au 2 février, à la suite d’une altercation avec Romario Slim liée à une priorité de passage. Après cette dispute, ce dernier avait alors contacté un ami, Jonathan Chamoun, pour lui demander de pourchasser Khalil, selon une source proche de l'affaire. Se sentant poursuivi, Khalil Khalil s’était dirigé vers un hôtel appartenant à son père à Faraya, tout en appelant son frère à la rescousse. Arrivé dans l’aire de stationnement de l’hôtel, il aurait arrêté sa voiture et mis pied à terre. Pourchassé par le véhicule conduit par Jonathan, lui-même accompagné de son amie Teresa Sahyoun, il aurait alors été violemment percuté à plusieurs reprises.
Conformément à la décision du juge Mansour mardi, l'acte commis par Jonathan a été considéré comme un crime relevant de l’article 549 du Code pénal. Jonathan est passible de peine de mort parce que le juge Mansour l'a accusé d'homicide intentionnel. Il en est de même pour ses complices que le juge accuse d'avoir participé à la perpétration du meurtre. L'article 549/219 du Code pénal considère en effet comme complice non seulement celui qui aide à commettre l’infraction, mais aussi celui qui l’accepte, cache les preuves, profite du crime ou soutient les malfaiteurs. La peine de mort ne s'applique pas au Liban depuis 2004 en raison d'un moratoire.

