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Politique - Médias

La Première dame espère que chaque famille prendra exemple sur l'armée libanaise

Neemat Aoun a notamment souligné, dans sa première interview télévisée, que sa vie avait changé depuis le début de l'année, estimant avoir une responsabilité vis-à-vis des attentes des Libanais.

La Première dame espère que chaque famille prendra exemple sur l'armée libanaise

La Première dame Neemat Aoun lors de l'entretien télévisé, le 1er septembre 2025. Capture d'écran de l'interview

La Première dame Neemat Aoun a donné lundi 1er septembre sa première interview télévisée depuis la prise de fonction de son mari Joseph Aoun en janvier 2025. D'une durée d'une heure, l'entretien a permis à Neemat Aoun d'évoquer les points saillants de son action aux côtés du président, sur des volets plus sociétaux. Elle a notamment souligné que sa vie avait changé depuis le début de l'année, estimant avoir une responsabilité vis-à-vis des attentes des Libanais. Rendant hommage aux précédentes Premières dames, Neemat Aoun a admis que leur travail n'avait pas toujours reçu l'attention méritée, alors que les réseaux sociaux n'étaient pas aussi développés qu'aujourd'hui.

L'épouse du chef de l’État a ainsi évoqué pêle-mêle plusieurs thématiques, à commencer par l'éducation. Rappelant qu'elle était étudiante à l'Université libanaise, elle affirme comprendre les défis auxquels sont confrontés les universitaires libanais aujourd'hui. Dans ce cadre, elle a annoncé que son équipe travaillait sur « un projet de citoyenneté » qui serait lancé au mois d'octobre. Une partie de l'entretien consistait à répondre à des questions d'étudiants présents face à elle lors de la séquence télévisée.

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La Première dame, Neemat Aoun, fait son entrée sur les réseaux sociaux

Au sujet des violences faites aux femmes et de leurs droits, Neemat Aoun a formulé son rejet catégorique du mariage des mineurs ainsi que des « crimes d'honneur », les considérant comme des formes de violence physique et psychologique. Dans ce cadre, la Première dame a annoncé que son équipe travaillait sur un projet visant à interdire le mariage des filles avant 18 ans, rappelant le rôle des tribunaux pour faire appliquer la loi.

Concernant la situation carcérale au Liban, Neemat Aoun a affirmé suivre le dossier, annonçant un second projet mené par son équipe. Celui-ci viserait à réhabiliter les prisons et à en améliorer les conditions. Un autre volet de ce projet permettrait en outre de mettre en place des prisons pour les mères et leurs enfants. Sur un autre sujet, l'épouse de Joseph Aoun a évoqué la question de la sécurité routière dans le pays, affirmant que les nombreux accidents quotidiens constituaient un problème « nécessitant une sensibilisation et une coordination avec les ministères et autorités concernés ».

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Qui est la nouvelle Première dame libanaise, Neemat Aoun ?

« J'espère que chaque famille prendra exemple de l'armée libanaise et l'appliquera chez elle », a notamment déclaré la Première dame, rappelant que bien qu'elle n'ait « aucun pouvoir législatif ni exécutif », elle a « voix au chapitre ». Dans une main tendue à toutes les communautés du pays, elle a exprimé son empathie envers « chaque personne déplacée ou dont la maison a été détruite », ayant « vécu la même chose » : son mari et elle ont également connu la guerre, les déplacements forcés et la destruction d'un foyer.

Répondant vraisemblablement à des critiques concernant ses postes de dépense en tant que Première dame, elle a rappelé que « rien n'était payé par l'État » pour ses apparitions publiques, précisant que le célèbre couturier libanais Élie Saab l'avait contactée pour lui offrir son travail en témoignage de son soutien. Il aurait ainsi couvert toutes ses apparitions officielles.

« L'État était en train de s'effondrer, et pour le reconstruire, il nous faut du temps. C'est pourquoi je dis toujours : il faut laisser le temps au temps », a conclu la Première dame.

La Première dame Neemat Aoun a donné lundi 1er septembre sa première interview télévisée depuis la prise de fonction de son mari Joseph Aoun en janvier 2025. D'une durée d'une heure, l'entretien a permis à Neemat Aoun d'évoquer les points saillants de son action aux côtés du président, sur des volets plus sociétaux. Elle a notamment souligné que sa vie avait changé depuis le début de l'année, estimant avoir une responsabilité vis-à-vis des attentes des Libanais. Rendant hommage aux précédentes Premières dames, Neemat Aoun a admis que leur travail n'avait pas toujours reçu l'attention méritée, alors que les réseaux sociaux n'étaient pas aussi développés qu'aujourd'hui.L'épouse du chef de l’État a ainsi évoqué pêle-mêle plusieurs thématiques, à commencer par l'éducation. Rappelant qu'elle était...
commentaires (1)

Il se trouve que les libanais n’ont plus le temps. Ils ont sacrifié le trois quart de leur vie en attendant un miracle qui s’est enfin réalisée. Ils attendent de leur gouvernants de saisir cette occasion pour mettre fin à leurs souffrances en se montrant courageux et déterminés à sauver ce pays qui n’en finit pas d’agoniser et les sauvent de ce misérabilisme imposé par des vendus au service d’états étrangers. Le temps a toujours été contre nous. Il faut agir. Soit on meurt, pour la bonne cause, soit on est sauvé pour enfin vivre souverains et dignes. On n’en plus d’agoniser faute de courage

Sissi zayyat

11 h 56, le 02 septembre 2025

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Commentaires (1)

  • Il se trouve que les libanais n’ont plus le temps. Ils ont sacrifié le trois quart de leur vie en attendant un miracle qui s’est enfin réalisée. Ils attendent de leur gouvernants de saisir cette occasion pour mettre fin à leurs souffrances en se montrant courageux et déterminés à sauver ce pays qui n’en finit pas d’agoniser et les sauvent de ce misérabilisme imposé par des vendus au service d’états étrangers. Le temps a toujours été contre nous. Il faut agir. Soit on meurt, pour la bonne cause, soit on est sauvé pour enfin vivre souverains et dignes. On n’en plus d’agoniser faute de courage

    Sissi zayyat

    11 h 56, le 02 septembre 2025

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