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Nos lecteurs ont la parole

Conditions de vie de la femme libanaise

Triste de nos jours de ne plus voir une personnalité éminente du Liban, une femme pour contribuer à transformer par son action militante, politique et féministe un courant pour l’Union des organisations des femmes libanaises, comme fut à l’aube du siècle dernier le rôle d’Evelyne Bustros.

Une femme de lettres, possédant une grande culture dans le domaine des arts et des lettres, où dans son salon à Beyrouth elle réunissait l’intelligentsia littéraire libanaise et contribua à diffuser les idées émancipatrices qui réunissaient les femmes.

Des filles à marier dont elle parlait dans un de ses livres. Ces filles qui sur les marches de l’escalier de Sursock attendaient avec impatience ce prétendant qui arrivait tard et ou n’arrivait jamais.

De nos jours, seul l’escalier existe, mais toute une mentalité a changé. Peut être est-il vrai que les futurs mariés se font rares, mais la femme a pu se libérer de ce joug de domination mâle ; cependant trop d’obstacles d’ordre tribal et religieux demeurent, l’empêchant de partager les mêmes droits que l’homme.

À commencer par son droit qui lui est interdit de donner sa nationalité si elle est mariée à un étranger, aux obstacles qui ne lui permettent pas de divorcer, vu que c’est l’homme qui décide, alors que le mariage civil n’est toujours pas officiellement ou simplement reconnu.

Et que dire des quotas pour son droit d’embauche pour certains métiers. Par les temps qui courent, elle est acculée à accepter un salaire bas, soit pour vivre décemment si elle est célibataire, ou aider à faire vivre sa famille, surtout si le mari travaille à l’étranger.

Loin des yeux, loin du cœur résume cette période où le manque de contact du couple, chacun des deux se trouvant dans un pays, peut provoquer des esclandres aboutissant des fois au divorce, et tant pis pour les enfants.

Devant ces conditions difficiles de vie au quotidien, femmes ou hommes défient tous les tabous religieux ou sociaux et commencent à habiter seuls, choisissant leur partenaire femme ou homme, optant ainsi pour ce Moi occidental, où chacun se débrouille pour survivre selon le mode de vie adopté.

Enfin devant ce changement et ce fait accompli, soyons un peu nostalgiques à l’ère d’Evelyne Bustros pour revivre entre la culture des arts et le savoir-vivre moderne où chaque femme a le droit de suivre la voie qu’elle choisit sans tuteur et sans complexes.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Triste de nos jours de ne plus voir une personnalité éminente du Liban, une femme pour contribuer à transformer par son action militante, politique et féministe un courant pour l’Union des organisations des femmes libanaises, comme fut à l’aube du siècle dernier le rôle d’Evelyne Bustros. Une femme de lettres, possédant une grande culture dans le domaine des arts et des lettres, où dans son salon à Beyrouth elle réunissait l’intelligentsia littéraire libanaise et contribua à diffuser les idées émancipatrices qui réunissaient les femmes. Des filles à marier dont elle parlait dans un de ses livres. Ces filles qui sur les marches de l’escalier de Sursock attendaient avec impatience ce prétendant qui arrivait tard et ou n’arrivait jamais.De nos jours, seul l’escalier existe, mais toute une mentalité a...
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